Économie, Économie Régionale

Le marché des capitaux au Burundi permettra de financer l’économie et l’investissement à moyen et long terme

BUJUMBURA – L’Assemblée nationale a adopté  à l’unanimité mercredi 3 octobre 2018 le projet de loi régissant le marché des capitaux du Burundi, le Burundi étant le seul pays membre de l’EAC qui ne dispose encore pas de marché boursier selon le ministre en charge des Finances Domitien Ndihokubwayo.

Le marché des capitaux se définit comme le lieu de rencontre entre les pourvoyeurs de capitaux (placement à moyen et long terme) et les demandeurs de capitaux (emprunt à moyen et long terme). “C’est l’une des réformes qui manquaient au secteur financier du Burundi”, a souligné le ministre Ndihokubwayo.
Le marché des capitaux comprend le marché primaire, sur lequel sont échangés les titres financiers nouvellement émis, et le lieu de rencontre entre les institutions émettrices de titres financiers (vendeurs) et les acheteurs de titres financiers (investisseurs), et le marché secondaire sur lequel les échanges s’effectuent sur des titres existants entre les investisseurs.

Les avantages du marché des capitaux sont entre autres de “relier le secteur financier au secteur réel en facilitant ainsi la croissance de ce dernier et le développement économique”. Entre autres, le marché des capitaux permet le contact direct entre les agents économiques à besoin de financement et les agents à capacité de financement, augmente le volume de l’épargne à long terme, favorise l’épargne contractuelle et  l’investissement collectif, remplit la fonction de transfert de pouvoir d’achat actuel sous forme monétaire, des entreprises qui ont un surplus de fonds à celles qui en ont besoin en espérant un remboursement avec intérêts à l’avenir.

“Bref, le marché des capitaux offre des avantages à l’économie nationale en facilitant les échanges entre les agents économiques et l’intermédiation du système financier”, a expliqué le ministre en charge des Finances aux députés, qui se félicite d’une institution qui va “garantir la stabilité de l’économie nationale”.

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