Économie, Environnement

Parc national de la Ruvubu : 197 touristes burundais et 75 étrangers en 2017

En 2017, le parc national de la Ruvubu a enregistré 197 touristes burundais et 75 étrangers. Pour l’année 2018, le rapport au premier trimestre fait état de 168 touristes, 155 burundais et 13 étrangers. Pour Marc Bakundintwari, responsable du parc, “ce site d’une valeur exceptionnelle a besoin de plus de fonds afin de relever les nombreux défis”.

Marc Bakundintwari interprète ces chiffres comme une avancée remarquable: “Chaque année nous recevons plus de touristes constitués surtout des jeunes élèves et de la population environnante venant des provinces situées près du parc. Ces dernières années, nous enregistrons également des touristes étrangers” fait savoir ce dernier. Mais pour ce responsable du parc, “beaucoup de défis bloquent actuellement le fonctionnement quotidien du parc et l’empêchent de mettre en pratique son plan d’aménagement qui boosterait les rendements du parc”.

S’étendant sur quatre provinces du Burundi (Cankuzo, Muyinga, Ruyigi et Karusi), le parc national de la Ruvubu situé à l’est du pays a été créé au début des années 1980. Il s’étire sur 62 km, le long de la rivière Ruvubu qui lui a donné son nom (“Ruvubu” signifiant la « rivière aux hippopotames »). Son relief est très contrasté, alternant chaînes montagneuses, zones de collines, profonds ravins et petites plaines.
Sur le plan faunistique, ce parc géré par l’Institut national de l’environnement et de la conservation de la nature (INECN) devenu L’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE), comprend 44 espèces de mammifères, 14 espèces de poissons dans la rivière Ruvubu, 421 espèces d’oiseaux et 3 espèces de primates.

Avec un personnel de 55 collaborateurs pour gérer ce parc de 50.900 ha, Marc Bakundintwari, déplore “qu’il est très difficile de faire faire face aux menaces qui guettent le parc entre autres liées au braconnage, à la pêche illicite dans la Ruvubu, aux feux de brousse, au pacage illégal du bétail, etc”. Par ailleurs, “le gîte pour le logement des touristes non suffisamment équipé est aussi une entrave à l’attrait de plus de touristes”.

Ainsi, dans le but de faciliter leur travail et la préservation du parc, ce responsable du parc de la Ruvubu demande au gouvernement du Burundi “de leur octroyer des fonds afin de concrétiser pleinement le plan d’aménagement ce site d’une valeur exceptionnelle du parc”.

En attendant les subsides gouvernementales, le fonctionnement du parc repose notamment sur les frais de visite: 10.000 Fbu pour les nationaux et 20.000 Fbu pour les étrangers, le tarif doublant en cas de journée entière passée sur le site.

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