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Malgré la baisse des cas d’abandons scolaires pour l’année scolaire 2017-2018, la situation reste préoccupante

A l’occasion de la rentrée scolaire 2018-2019, la Fédération Nationale des Associations Engagées dans le domaine de l’enfance au Burundi (Fenadeb) se félicite de voir les cas d’abandons scolaires baisser au Burundi, même si il y a encore à faire dans le domaine.  

La province de Bubanza est passée de 24.909 cas d’abandons scolaires pour l’année scolaire 2016-2017 à 6.876 cas pour 2017-2018. Le résultat pour Ruyigi est plus mitigé : 23.649 cas l’année scolaire 2015-2016, 594 cas pour 2016-2017, avant de remonter à 10.838 abandons pour l’année scolaire 2017-2018.

Dans un communiqué de presse de ce lundi 10 septembre, la Fenadeb souligne de nouveau “la montée des cas d’abandons scolaires et de grossesses non désirées en milieu scolaire”. Me Jacques Nshimirimana, président de cette fédération indique que les effectifs des cas d’abandons scolaires relevés par les directions provinciales de l’enseignement pour l’année scolaire 2017-2018 s’élèvent au total à 171.652, contre 218.345 cas une année avant, et 115.193 pour 2015-2016. Quant aux grossesses non-désirés, elles étaient 1.421 pour l’année scolaire 2017-2018, contre 1.690 une année avant.

Selon la Fenadeb, pour la majorité des cas constatés et selon les rapports des DPE, la cause principale de ces abandons scolaires est la pauvreté qui frappe les familles de ces enfants. En plus, les cas les plus nombreux sont enregistrés dans les provinces frontalières avec les pays limitrophes, la Tanzanie, le Rwanda et la RDC. “Nous citerons les provinces de Kirundo (17.467 cas), Ngozi (16.208), Kayanza (13.865), Muyinga (13.663), Karuzi (12.212), Ruyigi (10.838), Rutana (10.415), Makamba (10.289), Bujumbura (9.065), Cibitoke (8.980) et Rumonge (6.958)”. Pour Me Nshimirimana, “même si l’on observe une légère baisse en 2018 par rapport à 2017 où les effectifs ont diminué de 46.693 cas, la situation reste préoccupante au regard des enfants qui sont privés de leur droit le plus fondamental qu’est l’éducation”.

Pour juguler le phénomène, la Fenadeb appelle le travail en synergie de tous les intervenants dans le secteur de l’enseignement, avec des actions qui devraient être menées auprès des enseignants “mieux indiqués pour sensibiliser les élèves et écoliers sur les bienfaits des études, des parents pour qu’ils jouent leur rôle qui est très important dans la lutte contre les abandons scolaires puisqu’ils sont en contact quotidien avec leurs enfants”.

Aux autorités administratives, politiques, religieuses, ou encore au Gouvernement, “l’application de la Convention Internationale relative aux Droits de l’enfant doit être assurée dans tous les domaines de la vie des enfants. Leur bonne éducation et le respect de leurs droits est un gage certain du respect absolu des droits de l’homme”.

One Comment

  1. ISIDORE NKUNZUMZAMI

    Selon la Fenadeb, pour la majorité des cas constatés et selon les rapports des DPE, la cause principale de ces abandons scolaires est la pauvreté qui frappe les familles de ces enfants.
    Mais la solution alors est simple: lutter contre la pauvreté des familles. Dommage que la FENADEB évite de dire clairement cette solution et la développer, mais se perd dans des solutions genre:'”Pour juguler le phénomène, la Fenadeb appelle le travail en synergie de tous les intervenants dans le secteur de l’enseignement, avec des actions qui devraient être menées auprès des enseignants “mieux indiqués pour sensibiliser les élèves et écoliers sur les bienfaits des études, des parents pour qu’ils jouent leur rôle qui est très important dans la lutte contre les abandons scolaires puisqu’ils sont en contact quotidien avec leurs enfants”. En fait,la FENADEB ignore purement et simplement la solution à savoir DIMINUER LA PAUVRETE DES FAMILLES

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