#BurundiDialogue

Le gouvernement souhaite que la prochaine 5ème session du dialogue inter-burundais à Arusha “soit la dernière”

BUJUMBURA, 24 août (ABP) –L’annonce a été faite hier à Bujumbura par le ministre burundais des Affaires étrangères, qui s’entretenait avec la presse, en marge d’une réunion qu’il venait de tenir à l’intention des représentants des missions diplomatiques et des organisations internationales accréditées au Burundi pour échanger sur la situation prévalant dans le pays.

“Ce dialogue en est aujourd’hui au 4ème round et le Burundi se prépare pour participer au 5ème, et pense que ce sera le dernier”, précisé Ezechiel Nibigira. La 4èmesession du dialogue inter burundais sous l’égide de la CEA, qui s’est tenue du 27 novembre au 8 décembre 2017 dans la localité de Ngurdoto (Arusha), avait réuni les représentants des partis et les acteurs politiques ainsi que la société civile, la facilitation régionale étant assurée par l’ex-chef d’Etat tanzanien, Benjamin William Mkapa. “A la veille de cette rencontre, le président Mkapa avait promis que la 4ème session serait la dernière. Mais comme nous devons clôturer ce processus politique, le gouvernement burundais a jugé bon de participer à ce 5ème round et s’y prépare en conséquence”, a rappelé le ministre Nibigira, soulignant que dans le cadre des préparatifs des prochaines élections générales de 2020, “les Burundais se sont déjà dotés d’une feuille de route ad hoc”.

Pour rappel, le 3 août dernier, au chef-lieu de la province de Kayanza, les représentants de 20 partis politiques, le gouvernement burundais représenté par le ministre de l’Intérieur, Pascal Barandagiye, ainsi que le président du Forum des
partis politiques (FDP), M. Félicien Nduwuburundi, ont signé la feuille de route vers les élections burundaises de 2020. “Il faudra que les partis politiques prennent avantage de ce document en vue de se préparer pour la réussite des prochaines élections′′, a-t-il recommandé.

Le ministre Nibigira s’est aussi exprimé aussi sur l’état des relations actuelles entre le Burundi et le Rwanda d’une part, et entre le Burundi et la Belgique d’autre part. Le Burundi “va bien et reste debout” malgré les problèmes “énormes” auxquels il a dû faire face au cours du dernier processus électoral de 2015, a-t-il affirmé. “Les problèmes entre le Burundi et le Rwanda d’une part, et entre le Burundi et la Belgique d’autre part, je les considère comme une maladie qui vient très vite, mais qui doit guérir plus tard. Si la situation sécuritaire est bien assainie et si la paix existe au Burundi, je pense que toutes ces autres questions vont trouver, petit à petit, une réponse appropriée”, a conclu l’ex-ambassadeur du Burundi au Kenya.

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