Économie, Environnement

La loi contre le plastique promulguée, les prix des sachets revus à la hausse

Les prix des sachets dans les marchés de Bujumbura sont revus à la hausse après le récent décret présidentiel interdisant l’importation, la fabrication, la commercialisation et l’utilisation d’autres emballages en plastiques. Un délai de 18 mois à compter du 8 août 2018 a été accordé pour écouler les stocks disponibles et les commandes passées.

Au centre-ville de Bujumbura, les sachets d’emballages qui s’achetaient à 200FBu sont désormais entre 250FBu et 300FBu. 50 pièces de sachets d’emballages du type “vert” sont à 8.000FBu alors qu’ils étaient vendus à 5.000FBu il y a une semaine, soit une augmentation de 3.000FBu.
Les sachets d’emballage à 50FBu par pièce s’achètent entre 100FBu et 150FBu: “Le coût des sachets d’emballage pour les arachides a également augmenté. Ceux qui s’achetaient à 150FBu s’achètent à 200FBu” précise un enfant vendeur-ambulant rencontré non loin de l’ancien marché central. au centre-ville. Et d’explique que “la montée des prix des sachets se répercutera sur d’autres produits. Je vais diminuer la quantité d’arachides que j’empaquette pour récupérer mon capital” souligne –t-il.

Les commerçants grossistes des sachets font savoir qu’au marché d’approvisionnement, la quantité de production a diminué suite à la mesure présidentielle contre les emballages en plastique.

Deo Guide Rurema, ministre en charge de l’Environnement: “Il faut environ une seconde pour fabriquer un sachet en plastique, 20 min d’utilisation mais il faut entre 400 ans et 1200 ans pour qu’il se dégrade naturellement”. Et d’inviter les promoteurs économiques des projets de sacs de substitution biodégradables et du recyclage des sachets et d’autres emballages en plastiques à investir dans ce secteur.

Claude-Bernard Manirambona de la Pacobu précise que son entreprise est prête à satisfaire 80% de la demande en emballages craft du Burundi: “Dans 3 mois, nous aurons une nouvelle machine qui permettra de tripler la production actuelle”.

Allégria Nduwimana, une jeune entrepreneure dans la fabrication des emballages biodégradables salue l’interdiction des sachets en plastique: “Pour faire face à la demande qui explosera certainement, je donnerai l’opportunité de travail à plusieurs jeunes au chômage”, explique-t-elle.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*