Économie

Création du Réseau national des coopératives réunissant 37 unions intervenant dans 6 secteurs

37 coopératives procédaient le 10 juillet dernier à Bujumbura au lancement officiel du Réseau National des Sociétés Coopératives (Renacoop-Burundi). Objectifs: défendre et promouvoir les principes fondamentaux des sociétés coopératives tels qu’ils sont définis par l’Alliance Coo pérative Internationale et renforcer le mouvement coopératif au Burundi.

“Le Renacoop-Burundi est un cadre national de concertation du mouvement coopératif, prévu par la loi du 28 juin 2017 régissant les sociétés coopératives au Burundi”, selon Maximilien Nshimayezu, président du Renacoop. Les membres du réseau proviennent de différents secteurs de la vie socio-économique: en tout, 37 unions y sont représentées dont la CAPAD, réparties dans 6 secteurs de la vie socioéconomique du pays dont les sociétés coopératives de production, les sociétés coopératives de commercialisation et de consommation, les sociétés coopératives d’épargne et de crédit, celles des services, du secteur minier et des coopératives multifonctionnelles.

Parmi ses missions figurent le renforcement des capacités et compétences aux membres des coopératives, le développement du partenariat avec d’autres réseaux de coopératives régionaux et internationaux, la sensibilisation des membres des coopératives autour de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication et exercer toute autre activité concourant à l’épanouissement du mouvement coopératif.

Dans son mot d’ouverture, Terence Ntahiraja, assistant du ministère de l’Intérieur, de la Formation patriotique et du Développement économique, révèle que depuis 2015, le Burundi a mis en place une loi régissant les sociétés coopératives au Burundi pour les promouvoir comme acteur du développement économique du pays, précise Térence Ntahiraja. Pour renforcer le mouvement coopératif au Burundi, il suggère au Renacoop de collaborer avec d’autres sociétés coopératives comme la Fédération Nationale des Coopecs au Burundi (Fenacobu).
Et de souligner que “80% des fonds alloués au frais de fonctionnement des communes ont été consacrés à l’agriculture et l’élevage, en plus d’un fonds de micro-crédits mis en place par le Gouvernement”.

Les participants aux cérémonies ont relevé que les producteurs burundais ont surtout des problèmes d’accès aux microcrédits, aux semences sélectionnées, etc, espérant une solution grâce à ce réseau. Carine Inarukundo, présidente des sociétés coopératives multifonctionnelles a profité de la rencontre pour demander à l’État de mettre en place des agronomes qui peuvent aider les producteurs agricoles à augmenter la production.

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