Sécurité

Près de 3 tonnes de stupéfiants détruites par la police, soit l’équivalent des saisies sur les trois dernières années

La police Nationale du Burundi a procédé à la destruction de plus de 2 tonne de stupéfiant, une quantité cumule des saisies des trafics de drogues durant sur trois ans.

C’était ce vendredi 6 juillet en commune Bugarama, province Muramvya. Sous autorisation du procureur général de la république Sylvestre Nyandwi, en présence du premier vice-président de la république Gaston Sindimwo et des hauts cadre de la police et de l’armée, de l’administration provinciale et les responsable de la sante en province, l’inspecteur général de la PNB Emile Manisha a allumé la mèche qui allait brûler 2 tonnes de stupéfiants. 2.558 kg de cannabis, 3.540 boules de cannabis, 100 kg de médicaments périmés, 7,7 kg de cocaïne, 2 kg d’amphétamine, 19 kg d’héroïne et 12 kg de kat.

Le 1er VP Gaston Sindimwo, qui a rehaussé de sa présence ces activités organisées dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de lutte contre les stupéfiants, a appelé “tous au Burundi à lutter contre la prolifération des drogues dans le pays”.
Il a profité de l’occasion pour remercier deux jeunes, anciens drogués qui ont pu se défaire de la dépendance aux drogues, leur promettant ainsi de les aider à obtenir un centre de sensibilisation et de désintoxication.

Témoignages des anciens drogués

Pour Eric Nsengimana, président d’une association d’anciens drogués qui s’est donnée la mission de sensibiliser la jeunesse à abandonner la consommation des drogues, le gouvernement doit s’investir plus dans la rééducation psychique des anciens drogués plutôt que de les conduire en prison: “Même là, beaucoup de drogues y sont fabriqués et consommés”.

Selon cet ancien drogué, “la solution serait de rassembler les jeunes, garçons et filles, dans toutes les écoles, toutes les villes et sur toutes les collines pour les sensibiliser aux méfaits de la drogue”. Sinon, “des médicaments et des appareils adaptés de substitution sont fort nécessaires pour aider ceux qui sont déjà accro à la drogue afin qu’ils s’en libèrent”.

De façon globale, plus de 24 sortes de drogues sont consommés dans les pays de la communauté de l’Afrique de l’Est. La plus grande quantité de stupéfiants consommés au Burundi et dans l’EAC transite principalement par l’océan en provenance des pays comme l’Arabie Saoudite.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*