Diplomatie, Économie

Le développement rural: un pilier de l’économie du pays

Ce mercredi 27 juin 2018, une table ronde réunissant un panel de spécialistes du développement rural au Burundi a été organisé à l’Institut Français du Burundi sous la délégation de l’Union Européenne, afin de dresser un état des lieux des progrès réalisés au Burundi dans le développement rural.

“Dresser un état des lieux des progrès réalisés au Burundi dans les différentes composantes du développement rural notamment dans le secteur d’agronomie, de gestions des ressources naturelles, de gestion du foncier, d’économie rurale, sécurité alimentaire, coopératives paysannes était l’objectif de cette rencontre “, fait savoir Jean Ndimubandi, professeur de l’université du Burundi. Et de rappeler les grands atouts du secteur de l’agriculture au Burundi: existence d’un marché d’écoulement potentiel de la sous-région comme le Comesa, l’EAC, l’existence de plusieurs organisations de producteurs bien structurées, ainsi que d’unités de transformation, la bonne maîtrise des itinéraires techniques par les producteurs, des documents d’orientations stratégiques du secteur ainsi qu’une mains d’œuvre abondante.

Mais des défis subsistent: Camille Munezero, activiste et panéliste, explique que le développement de l’agriculture est freiné par des problèmes dans le foncier, notamment la rareté des terres surtout celles cultivables soumises à une démographie galopante.
Pour sa part, le professeur Gérard Rusuku (UB) parle d’effets des changements climatiques sur l’agriculture, et propose des mesures d’atténuation pour faire face à ces effets, dont le stockage des eaux de pluies pour les utiliser dans la période d’été, ou encore le reboisement pour lutter contre l’érosion.

Enseignant à l’université du Burundi, Déogratias Niyonkuru est revenu sur l’importance des organisations paysannes qui jouent un rôle extrêmement important dans le développement rural de par leurs fonctions économiques, sociales et politiques. “Pourtant, elles ne rassemblent que 20% des agriculteurs burundais, alors qu’elles devraient avoir 80% de la population.” La faute à plusieurs facteurs, dont le manque de visions, des ressources, des connaissances dans la gouvernance, en leadership. etc.

Jean Bibara chargé du programme du développement rural au sein de la Délégation de l’UE rappelle que plusieurs projets liés au développement ont été soutenus, notamment le renforcement des institutions publiques à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, les fonds alloués aux projets des filières café, thé, palme à l’huile, dans le cadre des fonds de Stabex ou du projet Propao, etc.
L’Union Européenne soutient également les ONGs œuvrant dans les communautés locales, mais aussi les projets intervenant dans la résolution des problèmes liés aux conflits fonciers.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*