Économie

15.000 ménages à travers le Burundi vivent grâce à la culture du sorgho encadrée par la Brarudi

10.000 tonnes de sorgho sont produites chaque année sous l’encadrement de la Brarudi dans sept provinces du Burundi, servant de matière première pour la fabrication de la bière “Nyongera”. Le 2ème VP du Burundi, Dr Joseph Butore, en compagnie de l’ADG de la Brarudi, était en visité dans les champs de sorgho à Mishiha, en province Cankuzo, ce 23 juin

“Avant, je vendais 200 Fbu un kg de sorgho mais avec le marché de la Brarudi, je vends à 850 Fbu un kg de sorgho”, annonce Claver Hicakibuko, président de la coopérative de 270 cultivateurs de sorgho. De quoi en tirer l’argent pour nourrir les enfants en transformant ses graines en bouillie et en pattes de sorgho, tout en engrangeant des dividendes sur la vente de ses récoltes.

De son coté, Gloriose Ndayisaba, présidente de la coopérative “Garukira urubere” composée de 200 personnes, fait savoir qu’ils ont récolté 117 tonnes de sorgho cette année: “Avec cette production, j’ai pu m’acheter une parcelle, me lancer dans l’élevage, offrir des soins de santé de qualité à mes enfants et j’ai gagné des amis”, raconte cette cultivatrice de sorgho depuis 5 ans. Même si des défis ne manquent pas: l’engrais chimique insuffisant, la sécheresse, les inondations et le manque d’une route goudronnée font obstacle à la promotion de la culture du sorgho.

Le professeur Gérard Rusuku, consultant et chercheur pour le compte de la Brarudi dans la promotion de la culture du sorgho présent à Mishiha a expliqué que le mélange de l’engrais naturel et chimique est plus productif que l’engrais chimique. “Nous avons un projet de produire 4 tonnes de sorgho par hectare au lieu de 2,5 tonnes par hectare”, indique-t-il. Selon lui, deux variétés de sorgho, à savoir urubere et gambella, vont être distribuées selon les sols et les régions dela travers le Burundi.

De son côté, le 2ème VP Dr Joseph Butore, indique que ce projet de la culture intensive du sorgho initié par la Brarudi “coïncide avec la politique du gouvernement burundais en matière de développement de l’agriculture, de la non-dilapidation des devises et de la promotion de la recherche scientifique. Une route goudronnée sera prochainement construite pour faciliter l’évacuation de la production du sorgho”, a-t-il promis.

Grace à ce projet, la Brarudi encadre 15.000 ménages burundais, soit plus de 90.000 producteurs de sorgho réunis dans 24 coopératives. La production est passée de 152 tonnes il y a quatre ans à 10.000 tonnes cette année.

One Comment

  1. Thomas nduwimana

    C’est très avantageux aux cultivateurs de sorgho aussi ça procure de l’argent dans les caisses de l’État dans oublié ceux qui consomment cette bière 🍺

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