Infrastructures, Politique

50 millions $ de la Banque Mondiale pour un million d’emplois directs au Burundi sur 5 ans

Le 2ème VP avec le ministre en charge des Infrastructures et le Représentant de la Banque Mondiale au Burundi lors du lancement du PDLE

Le 2ème vice-président de la République, Dr Joseph Butore, procédait jeudi dernier au lancement officiel du Projet de développement Local pour l’Emploi (PDLE) à l’Hôtel club du lac Tanganyika, financé par la Banque Mondiale pour 50 millions de $US qui iront “appuyer les secteurs public et privé” 

Concrètement, ce seront 57 sous-projets d’infrastructures publiques spécialement ciblées sur les zones vulnérables et, dont la construction va créer des opportunités génératrices de revenus pour les populations locales et les PMEs du secteur de la construction, avec un financement de 20.8 millions $. Ainsi, 12 marchés situés dans diverses provinces seront construits, 1 village des métiers sera érigé au Quartier Industriel de Bujumbura, il y aura 20 sous-projets de réhabilitation des routes pour améliorer les infrastructures de transport locales, 6 centres de santé, 13 écoles, 2 centres de jeunes, 1 aire de jeux et 2 centres administratifs.

La promotion du développement socio-économique du pays va atténuant les effets sociaux et économiques négatifs de la crise que le pays a vécue par le passé, en particulier l’augmentation du chômage et la détérioration des services de base, “risques non négligeables pour la cohésion sociale”, a indiqué Dr Joseph Butore. Pour y parvenir, “le projet s’attèllera à la construction immédiate d’infrastructures de base et la création d’emplois en particulier pour les jeunes et les femmes, à travers une approche ciblée”.

Le PDLE, qui a commencé le 22 mars et qui prendra fin le 31 juillet 2022 pour un coût global de 50 millions de $ US, est constitué de deux composantes: l’investissement dans les infrastructures locales (32,5 millions $) et le soutien au développement des chaînes de valeur (13,5 millions $).

“Le PDLE vient à point nommé”

Le représentant résidant de la Banque Mondiale au Burundi, Nestor Koffi, se dit satisfait d’avoir enfin démarré le Projet de Développement Local pour l’Emploi (PDLE), depuis l’époque des premiers contacts en 2015: “C’est le premier projet que la BM vient d’initier dans le cycle IDA18 (International Développement association), dont la vision est de renforcer l’appui aux pays comme le Burundi”.
Un projet “qui va booster la demande et la commande publique pour relancer l’économie du Burundi tout en donnant le maximum d’emploi aux jeunes: l’effectif chiffré au bout de 5 ans du projet est de toucher au minimum 1 million de bénéficiaires directs et de 2 millions de personnes en termes d’emploi sous forme des travaux haute intensité de main d’oeuvre (HIMO)”.

Rôles des ONG dans le PDLE

Selon Nestor Koffi, l’autre ambition de ce PDLE est l’implication des acteurs non-étatiques: “Avec ce financement, nous donnons la possibilité à l’ensemble de la filière de construction de se promouvoir elle-même, mais aussi les filières légumes et fruits, ainsi que la pêche. Les coopératives organisées dans la filière fruits et légumes et la filière pêche et construction pourront accéder à des financements ou acquérir des équipements qui les permettront de pouvoir mener leurs opérations et délivrer mêmes leurs productions à l’export”.

Pour avoir un financement, une entreprise devra avoir deux ans d’exploitation afin d’éviter les spéculations, a indiqué François Xavier Nsabimana, expert en développement du secteur privé.

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