Politique

Les jeunes réclament leur quota dans la Constitution

Le chômage est un problème épineux pour les jeunes, avec une fonction publique saturée, qui embauche très peu. L’ONG ADISCO propose de dresser “l’état des lieux de l’inclusivité des jeunes dans les instances de prise de décision et dans les processus de paix et de sécurité au Burundi”, en s’appuyant sur la résolution onusienne 2250.

“Les jeunes constituent un potentiel pour n’importe quel pays et plus particulièrement pour le Burundi à condition de renforcer leur participation dans la vie nationale”, rappelle Libère Bukobero, secrétaire général d’ADISCO.”C’est le moyen le plus efficace pour la prévention des jeunes contre l’instrumentalisation qui surfe sur le manque d’occupation”. Une étude réalisée conjointement en 2016 par ADISCO et REJA (Réseau des organisations des Jeunes en Action) montre que le taux de chômage est de 55,2% dans les zones rurales, et de 65,4% dans les zones urbaines.

Situation d’urgence pour le Burundi, dont les jeunes représentent plus de 65 % de la population: “Paradoxalement, la jeunesse n’est pas représentée dans pas mal d’instances de prise décision”, explique Mathias Kinezero, consultant de l’ADISCO, indiquant par exemple que “à l’Assemblée nationale, aux directions communales de l’enseignement, au sein des membres des conseils communaux et au sein des chefs collinaires, on y trouve respectivement 17%; 2,5%; 70% et 50% de jeunes”.

Des pratiques de discrimination s’appliquent à ces jeunes: entre autres l’absence d’équité et d’objectivité dans l’accès à l’emploi, les adultes qui ne veulent pas céder leur fauteuil, même quand ils ont atteint l’âge de la retraite, etc. Sans oublier l’ignorance de droit chez les jeunes: “C’est difficile de revendiquer les droits qui protègent les jeunes tant qu’eux-mêmes ne savent pas le contenu.” Et de citer “ces jeunes qui prestent au sein des sociétés de gardiennage sans avoir de contrat de travail, ce qui bafoue les droit des jeunes”.

Or, la résolution 2250 demande aux dirigeants de donner la chance à la jeunesse afin qu’elle participe dans l’instance de prise de décision car selon elle la jeunesse constitue une grande partie de la population. Et très souvent la jeunesse est utilisée dans les guerres.

Élaborer d’abord une base de données et un plan d’action

C’est face au manque de données quantitatives et qualitatives permettant à divers intervenants de développer des stratégies et politiques pour l’inclusivité des jeunes dans le processus de paix et de sécurité, que l’ADISCO a tenu cet atelier sur la mise en œuvre de la résolution 2250. “Une fois l’étude finalisée, elle va être un guide pour le gouvernement et ses partenaires dans le développement des politiques pour la mise en œuvre complète des stratégies et des mécanismes de la résolution”, a indiqué le SG de l’ADISCO.

Plusieurs recommandations ont été formulées lors de l’atelier. Notamment la prise en compte de quotas dans les textes d’application de la Constitution pour l’inclusivité des jeunes dans les instances de prise de décision, le changement de mentalités des jeunes qui doivent apprendre à travailler en groupes, etc

Signalons que dans la résolution 2250, le terme “jeunesse” s’entend à toute personne âgée de 18 à 29 ans, alors que dans la Charte Africaine de la Jeunesse “CAJ”, la définition retenue par la Politique Nationale de la Jeunesse (PNJ) et appliquée au Burundi est la “toute personne âgée de 15 à 35 ans”.

2 Comments

  1. Les jeunes d-être représentés dans certaines institutions étatique?je doute qu-ils seraient vite corrompus.

    il faudrait une A.S.C des jeunes enregistrée dotée des compétances de défendre les intérêts des jeunes ou d-enquêter dans les institutions,d-écouter les jeunes.elle serait une association indépendante forte qui travaillerait à l-olucome,etc. et qui corabolerait avec l-A.N.

    MURANTUNGA

  2. Ntahitangiye

    Questions à Monsieur Libère Bukobero:
    Qui a défini les droits des femmes ou les droits des jeunes et pourquoi ?
    Qui ignore que ces deux groupes sont facilement manipulables quand ils sont isolés soit de leurs maris ou de leurs parents?
    Ne sont-ils pas inclus dans la déclaration universelle des droits de l’homme ?
    La déclaration universelle des droits de l’homme ne concerne que les hommes puisqu’on n’a pas défini des droits des hommes comme on en a défini pour les femmes et les enfants ?
    Y-a t-il des jeunes sans les parents ?
    Qui encadre les jeunes pour avoir une expérience ? N’est-ce pas celui qui a de l’expérience ?
    Dès lors qu’on définit des droits qui scindent la famille en droits des femmes, en droits des enfants, que peut-on attendre de l’avenir de l’humanité si ce n’est que la dislocation?
    C’est une sérieuse menace pour l’harmonie familiale et de la société.

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