Transports

Quand rentrer à Carama devient un casse-tête

Les habitants de Carama, un des quartiers périphériques au nord de la capitale Bujumbura au bord de la RN 9 Bujumbura-Bubanza peinent à trouver des bus qui les font rentrer le soir du centre-ville.

20h30, au parking de l’ancien marché central de Bujumbura. Une longue file de passagers s’observe sur l’axe Carama. Les passagers sont disciplinés, mais visiblement épuisés par des heures d’attentes en file indienne, après une longue journée de travail. L’inquiétude se lit aussi sur le visage. Chacun se demande à quand son tour d’embarquer pour enfin rentrer, tant les bus qui empruntent la direction Carama sont rares et mettent beaucoup de temps pour revenir au centre-ville.

Autre scène sur l’axe voisin Cibitoke- Ngagara. Les bus sont alignés mais les passagers embarquent un à un au grand bonheur des rabatteurs hélant à tue-tête les clients pour un billet de 500 Fbu par bus rempli.

A l’Association des Transporteurs du Burundi, ATRABU, le secrétaire général Charles Ntirampeba fait savoir que ces longues files d’attente sont dues au fait que les chauffeurs trouvent peu d’intérêt à s’engager sur l’axe Carama. Et pour cause, explique-t-il, la RN9 est coupée au niveau du quartier Kanga et aucune déviation n’a été prévue, obligeant les bus à emprunter un long détour sur des voies peu praticables pour enfin arriver à Carama. Et M. Ntirampeba de lâcher: “Je comprends la réticence des chauffeurs : l’axe Carama est long et ça use les véhicules pour seulement 500 Fbu. D’où les longues files au parking du centre-ville même quand sur d’autres axes il n’y a plus un seul client.”

Signalons qu’au registre des voies cassantes, Charles Ntirampeba mentionne la myriade de nids de poule dans la chaussée sur la RN9, spécialement entre la permanence du parti CNDD-FDD et le mess des officiers de la Police: “C’est un cas qu’on ne présente plus. Au niveau de l’Atrabu, nous avons décidé de colmater les zones le plus dégradées avec de la carrière, en cette fin de la saison pluvieuse. C’est un pis-aller certes, mais qui nous permettra de passer toute la saison sèche”.

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