Culture

Le cinéma illumine la salle de spectacle du lycée Etoiles des Montagnes de Jenda

Il est 19h, il fait froid ce samedi soir à Jenda en commune Mugongomanga au lycée Étoiles des Montagnes, établissement exclusivement fille, semblent être à l’aise. Cela fait plus d’une année que le Festival International du Cinéma et de l’Audiovisuel du Burundi, FESTICAB, n’était plus revenu leur faire vivre ces bons moments de détente et du savoir.

En quelques heures, près de cinq court-métrages sont projetés jusqu’à 20h du soir en ces débuts du mois de mai. Ces documentaires se focalisent essentiellement sur les performances des jeunes filles que ce soit dans le sport et la danse. Après, c’est le moment tant attendu, la projection du film “Gito l’Ingrat” de Ngabo Léonce. Il est le premier long-métrage tourné au Burundi en 1991, mais il garde toujours sa saveur, 27 ans après. Tout y est, love story, l’occident, la campagne, la ville, le chômage, l’humour. Les jeunes filles n’arrêtent pas de murmurer…

Pourtant, le chômage est le thème qui a retenu l’attention des élèves et du FESTICAB: “J’ai appris à développer mes talents à travers le film “Gito l’ingrat“, indique la doyenne du lycée Étoiles des Montagnes, Dushime Corinne. Elle remercie le Festicab pour leur avoir rendu visite, “avec des projections qui nous permis de préparer notre vision de l’avenir”.

Sœur Dévote Nikwigize, directrice de ce lycée est aussi de cet avis: “La vision de ces films et documentaires coïncide avec notre objectif à savoir le charisme éducatif, intellectuel, spirituel et humaine.” Elle fait savoir que les filles sont formées pour ensuite se débrouiller bien dans la vie et elle promet de développer encore plus le cours d’entreprenariat après la projection du film “Gito l’ingrat”.

De son coté, Léonce Ngabo, président du Festicab, fait savoir que c’est la quatrième édition du tournage des films et documentaires dans les établissements scolaires: “Plus de 40 écoles ont été visitées par les agents du Festicab et le thème de cette année est ‘Jeunesse, entreprenariat et leadership'”.
Selon lui, les jeunes sont confrontés actuellement à un fort taux de chômage et les établissements scolaires se sont multipliées et déversent chaque année des milliers de lauréats sur le marché du travail: “Il va falloir beaucoup de créativité de la part de ces jeunes et nous leur préparons à cette dure réalité à travers nos documentaires et films”, explique Ngabo Leonce.

Aux jeunes qui demandaient où trouver des fonds pour commencer leurs projets, le président de Festicab leur a répondu: “Le premier fond c’est la détermination”.

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