Sécurité au Burundi

La CNIDH condamne fermement le massacre de Ruhagarika

26 personnes tuées dans la nuit du 11 mai dont 5 femmes et 12 enfants. Une enquête est mise sur pied pour savoir les tenants et les aboutissants de ce massacre.

‘’La CNIDH exprime ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées de Ruhagarika en commune Buganda’’, annonce le président de la CNIDH, Jean Baptise Baribonekeza, dans une conférence de presse de ce dimanche, une journée après les massacres.
Pour lui, ces tueries ont été commises de manière indiscriminée et sauvage dans l’objectif apparent de provoquer l’émoi dans la population. Toutefois, Jean Baptiste Baribonekeza remercie le gouvernement pour sa solidarité avec les familles éprouvées. Mais le président de la CNIDH lui demande de faire mieux: “Menez des enquêtes sérieuses pour que les auteurs soient identifiés.”

Jean Baptiste Baribonekeza lance un appel également aux forces de défense et de sécurité de “renforcer les mesures de sécurité collective et d’utiliser tous les moyens possibles afin de prévenir, anticiper et répondre efficacement à ce genre d’attaque”. A la question de savoir comment les gens peuvent être massacrés sans rencontrer une résistance, Jean Baptiste Baribonekeza indique que les forces de sécurité et de défense auraient pu faire mieux.

Le président de la CNIDH se tourne cette fois-ci aux politiciens en pleine ébullition de la campagne du référendum constitutionnel de ce 17 mai: “Les responsables politiques doivent faire preuve de retenue dans leurs revendications et doivent s’abstenir de tout recours à la violence.”

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