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Beaucoup de sous-entendus politiques lors des cérémonies d’entrée en fonction du nouvel archevêque de Bujumbura

Les cérémonies sont grandioses, la cathédrale Regina Mundi est pleine à claquer ce samedi 5 mai. La messe de prise de possession canonique est déplacée dans les jardins de la cathédrale. Quatre grandes tentes sont installées pour accueillir les invités de marques. La pluie menace de tomber mais elle est retenue quelque part…

“Nous remercions sincèrement Mgr Evariste Ngoyagoye pour ses 21 ans de services à l’archidiocèse de Bujumbura“, indique Mgr Simon Ntamwana qui a le premier a pris la parole. Sur ce, il présente le nouvel archevêque de Bujumbura aux chrétiens de la ville de Bujumbura, venus nombreux l’accueillir. “Il a le rôle de guider spirituellement les chrétiens en temps de paix ou en temps de trouble”, rappelle Monseigneur Simon Ntamwana. Il indique également dans son discours que le nouvel archevêque de Bujumbura n’a d’autres ethnies que celle du Christ et possède également la liberté de pensée et de s’exprimer.
Toutefois, Mgr Ntamwana appelle au nouvel archevêque à la sagesse fondée sur la parole de Dieu avant d’inviter les chrétiens à prier pour lui.

De son côté, Mgr Evariste Ngoyagoye a remercié le Pape François pour avoir accepté sa démission comme archevêque de Bujumbura. ” Je remercie toutes mes collaborateurs, les prêtres, les religieuses ainsi que le ministre de l’Intérieur, Pascal Barandagiye, pour les leçons patriotiques enseignées dans nos écoles”, a indiqué Monseigneur Evariste Ngoyagoye.

Prenant la parole, le tout nouvel archevêque de Bujumbura, 66 ans, a remercié ses parents et ses mentors dans la vie religieuse dont Mgr Joachim Ntahondereye, Mgr Jean Berchmans Nterere et Mgr Joseph Nduhirubusa. Il indiquera “savoir les questions qui hantent la jeunesse chrétienne ainsi que celles des chrétiens qui se sont réfugiés dans d’autres pays.” Avant d’ajouter qu’il n’a “qu’un seul programme, aider et préparer les chrétiens à la sainteté”.

Le ministre de l’Intérieur et de la Formation Patriotique, Pascal Barandagiye, qui représentait le gouvernement dans ces cérémonies a réclamé la bonne collaboration de l’Église catholique, majoritaire au Burundi, avec l’État du Burundi. ” S’il arrive que le gouvernement et l’Église catholique divergent sur un point, la population est désorientée”.

One Comment

  1. Ntahitangiye

    Lu pour vous sur RFI.fr
    “La cheffe de la diplomatie européenne a sorti mardi 8 mai une déclaration dans laquelle sont fustigées les conditions dans lesquelles se déroulent aujourd’hui ce processus. L’UE tape du poing sur la table en tant que garant de l’accord de paix d’Arusha, qui a ouvert la voie à la fin d’une décennie de guerre civile au tournant du 21e siècle. ”
    Qu’est-ce qui a été à l’origine de cette guerre civile et de ces tragédies au Burundi ? Les Burundais se sont-ils réveillés un bon matin pour s’entre-tuer et puis aller signer des accords à Arusha alors qu’ils avaient vécu ensemble depuis des siècles ?
    RFI semble apprécier la position de l’Eglise catholique burundaise et pourtant l’Eglise catholique française n’a rien à dire sur la politique française depuis 1905 au nom de la laïcité. Les archevêques ont-ils d’autres nationalités que celle du Christ alors qu’ils n’ont pas d’autres ethnies que celle du Christ ?
    “Mgr Joachim Ntahondereye (CEECB) s’est félicité: “Mgr Evaritse Ngoyagoye nous a donné un bon exemple d’alternance dans nos archidiocèses”
    Y a t-il eu élection au suffrage universel direct avec plusieurs candidats , programmes et campagne pour que les catholiques du Burundi choisissent le meilleur archevêque pour parler de bon exemple d’alternance ?
    Il faut comparer les choses comparables.

    On a l’impression qu’il y a des politiciens et des religieux politisés qui sont en retard par rapport au temps que nous vivons. Ils font des déclarations en considérant que leurs auditeurs ou lecteurs ne savent rien ou ne réfléchissent pas . Nous vivons un temps de grande circulation de l’information mondiale et non à l’époque coloniale où l’information n’était diffusée que par la radio d’Etat sous le contrôle colonial avec la compromission de l’église.

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