Référendum

La coalition Amizero y’Abarundi se dit satisfaite du déroulement de la campagne référendaire

Aimé Magera qui se déclare porte-parole d’Agathon Rwasa se dit se largement satisfait du déroulement de la campagne en vue du référendum constitutionnel prévu dans deux semaines.

La coalition Amizero est largement satisfaite que ses militants bravent la peur pour participer aux meetings pour la promotion du non », proclame l’opposant politique Aimé Magera. Toutefois, il déplore: “Dans la seule province de Kirundo, plus de 29 hauts cadres d’Amizero ont été arrêtés ces 2 dernières semaines.» Mais aussitôt M. Magera rebondit : « Malgré les arrestations, nos militants restent mobilisés sur tout le territoire”.

A part son sempiternel grief de militants d’Amizero “injustement arrêtés”, Aimé Magera relève un “incident mineur” à Kirundo dans l’avant-midi de ce jeudi 3 mai: “Des jeunes s’étaient rassemblés sur le terrain où s’est tenu le meeting d’Amizero, mais ils ont dégagé à l’arrivée des militants de cette coalition”.

A la question si Amizero espère la victoire du “Non” aux urnes, l’opposant Magera est évasif: “L’essentiel est qu’il y ait des gens qui montrent qu’ils ne veulent pas de Nkurunziza et de la nouvelle Constitution”.

L’on saura qu’Aimé Magera dit comprendre les opposants en exil qui sont contre la présence d’Amizero dans les institutions, laquelle coalition est de surcroît en train de battre campagne référendaire: “Ils ne vivent pas en exil de leur propre gré. Mais ils ne sauraient prétendre avoir la même maturité politique que nous qui avons fait 38 ans de lutte. Aujourd’hui, nous continuons à travailler dans le pays dans des conditions extrêmement dures”.

Le ministère de la Sécurité Publique tout aussi satisfait

Contacté, le porte-parole du ministère de la Sécurité Publique Pierre Nkurikiye s’inscrit en faux contre “les allégations et les chiffres avancés par Aimé Magera”. Au sujet de l’incident que M. Magera qualifie lui-même de “mineur”, le ministère de la Sécurité Publique parle de militants du parti CNDD-FDD qui, sans savoir que le terrain était réservé à la coalition Amizero, s’y étaient seulement regroupés avant d’aller poursuivre leurs activités ailleurs. “Aucune confrontation, aucune insulte, tout s’est passé en douce”, souligne-t-il.

Le ministère de la Sécurité Publique se dit lui aussi “largement satisfait de la manière dont, dans leurs différences, les politiques sont en train de battre campagne en toute sécurité et cela sur toute l’étendue du territoire de la République”.

En outre, le ministère déclare “être enchanté de la façon dont les politiques battent campagne sans s’injurier mutuellement, sans diffamation mutuelle. Aucun appel à la violence”. Et le ministère de la Sécurité Publique de les encourager à aller toujours dans ce sens du fair-play politique,  tout en réitérant sa mise en garde contre toute personne qui tentera de perturber le processus  référendaire.

One Comment

  1. Ntahitangiye

    Lu pour vous :
    “Une cinquantaine de personnes s’en prennent à des journalistes, la liberté de la presse n’est plus à la fête…
    La @SDJRadioFrance condamne les agressions contre nos collègues venus couvrir la manifestation Fete à Macron
    Cela se passe non pas à Bujumbura (Burundi) mais à Paris (en France). La France n’est pas en mesure de protéger les journalistes ? Sanctions ? Les Reporters Sans Frontière (RSF) condamnent-ils les agresseurs ou les services de sécurités françaises ? Là ils deviennent des Reporters Avec(aveugles) Frontière (RAF)
    Ainsi va le monde.

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