Sécurité

Arrestation de trafiquants de filles et femmes burundaises à Nairobi dans une maison close, 25 victimes libérées

25 filles viennent d’être appréhendées ce vendredi 20 avril à Nairobi au Kenya dans une maison close. Satisfaction totale de la Coalition régionale des organisations de la société civile contre le trafic humain, grâce à laquelle la police kényane a pu retrouver victimes.

“Le raid mené par une équipe multi-agence a trouvé les filles vivant dans un état déplorable”, raconte Me Prime Mbarubukeye, président et représentant légal de l’Observatoire National pour la Lutte contre la Criminalité Transnationale “ONLCT – Où est ton frère ?”, dans une conférence de presse animée ce lundi 23 avril.

Son organisme travaille étroitement avec les activistes de la société civile de la sous-région pour éradiquer la traite d’êtres humains: “Nous recueillons chaque jour des informations faisant état de l’existence des maisons closes éparpillées dans certains quartiers de la capitale Bujumbura ainsi que d’autres centres urbains de l’intérieur du pays. Le littorale du lac Tanganyika constitue également des plaques tournantes de la prostitution et du trafic d’êtres humains à destination du Moyen Orient”, précise Me Mbarubukeye.
Des recherches qui montrent que les victimes du trafic proviennent des zones ou quartiers populaires de la capitale Bujumbura, notamment Buyenzi, Kamenge, Kinama (quartier Bukirasazi), Kanyosha, Musaga, Buterere, avec comme destination Oman, ou alors les pays arabes voisins.

Le trafic s’adapte constamment à l’efficacité croissante des services publics pour éradiquer le fléau. Selon le président de l’ONLCT, “la nouvelle stratégie consiste à nourrir les filles et femmes victimes dans une maison close louée à cet effet. Une évacuation est alors organisée à compte-goutte et d’une façon discontinue”. Les départs un à un sont effectués durant la nuit ou les week-ends pour ne pas éveiller de soupçon. Les victimes séjournent dans les pays de transit de la sous-région durant un mois, avant de continuer éprouvant périple.

Sur ce, Me Prime Mbarubukeye demande au gouvernement burundais de négocier le retour des 25 filles burundais arrêtées à Nairobi. Ce juriste de formation propose en outre une migration saine qui se concrétiserait par la signature d’un accord de coopération bilatérale: “Le Burundi pourrait en tirer un profit financier via les impôts sur salaire perçus à partir du travail de la diaspora”, estime le représentant légal de l’ONLCT. Une idée évoquée par les autorités burundaises, sans concrétisation.

2 Comments

  1. Faut bien identifier ceux qui font ce trafic des femmes.on ne peut pas penser aux impôts qui se percevraient quand… au lieu d-insister à l-éraducation du pire qui se répète à se produire

  2. Ntahitangiye

    Ces personnes qu’on vend comme des animaux ont-ils des parents ?
    Pourquoi acceptent-elles d’être ainsi vendues ?
    Les parents profitent-ils quelque chose de ce trafic ?
    Pourquoi les pays de destination ne signent-ils pas un contrat de coopération s’ils ont besoin d’une telle main-d’oeuvre ?
    Comment vivent celles qui sont déjà vendues ? Ont-elles des contacts avec les parents ? Envoient-elles quelque chose aux parents restés au Burundi ?
    Pourquoi nos belles filles burundaises (comme on le dit partout)acceptent-elles d’être vendues comme des bêtes ? Quelle dignité ?
    C’est vraiment dommage !!!!!!!

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