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Sylvestre Ntibantunganya : « Je suis fier de la façon dont j’ai géré la mort du président Ntaryamira »

24 ans après la mort du président Cyprien Ntaryamira dans le crash du Falcon 50 de son homologue rwandais Juvénal Habyarimana, l’ancien président et sénateur Sylvestre Ntibantunganya relate son action à l’époque dans la gestion de cette disparition inopinée.

« S’il y a un acte politique dont je suis fier dans ma carrière politique, c’est la façon dont, avec l’équipe autour de moi, j’ai géré la mort du Président Cyprien Ntaryamira », confie-t-il. Et pour cause : « Ceux qui suivaient ce qui se passait au Burundi avaient peur que cette mort n’entraîne une explosion pouvant conduire à une solution finale ».

Cet ancien compagnon de lutte du défunt président revient sur le climat politico-sécuritaire qui prévalait au Burundi en avril 1994. « A la mort de Cyprien Ntaryamira, il y avait des antagonismes entre le pouvoir et l’armée, entre le pouvoir et l’opposition, entre les services de renseignement et l’opposition ; la résistance armée naissait ». Il souligne que malgré ces divisions, «les gens ont pu surmonter ce qui les divisait pour gérer cette situation dans la responsabilité ; ce qui a fait qu’il n’a pas eu de violences causées par la mort du président. Pourtant les velléités étaient là.»
L’actuel sénateur de marteler : « J’ai assumé mes responsabilités en tant que président de l’Assemblée Nationale et président du parti présidentiel, le Sahwanya-Frodebu.»

L’on saura que, comme renseigne le président Ntibantunganya, l’équipe autour de lui dans la gestion de la mort de Cyprien Ntaryamira était composée du 1er ministre Anatole Kanyenkiko, du ministre de l’Intérieur Sylvestre Banzubaze, du colonel Jean Bikomagu comme chef d’Etat-Major de l’Armée, de Mamès Bansubiyeko aux renseignements, de Corneille Budigiye président du groupe Frodebu à l’Assemblée Nationale. « Nous étions fortement appuyés par l’Envoyé du secrétaire général de l’ONU au Burundi, le mauritanien Ahmedou Ould Abdallah », se rappelle encore l’ancien président Ntibantunganya.

3 Comments

  1. Ntahitangiye

    Nous devons reconnaître que Dieu a vu nos souffrances antérieures et a renouvelé l’intelligence du peuple burundais et de ses dirigeants pour écouter , comprendre, analyser la situation et se ressaisir pour privilégier l’intérêt supérieur de la nation à l’instar des Héros antérieurs.
    Aucun humain ne pouvait maîtriser la situation.

  2. Ntahitangiye

    Lu pour vous
    Polémiques en France:
    Pour la première fois depuis 1905 un président français Son Excellence Emmanuel Macron a déclaré qu’il voulait réparer le lien abîmé entre l’Etat et l’Eglise . Et au Burkina Faso le Président français a reconnu les crimes de la colonisation.
    Mieux vaut tard que jamais; la France avait voulu se diriger et diriger le monde sans Dieu et le résultat final est ce qu’on est aujourd’hui.
    Démocratie, laïcité, droits de l’homme, droits de la femme, droits de l’enfant, liberté de tout (de l’expression à l’homoséxualité) etc. ont été pilotés par la France sans tenir compte de la Loi de Dieu.
    Félicitations Excellence Monsieur le Président, car votre prénom “Emmanuel ” signifie Dieu avec nous et non la France sans Dieu.
    C’est avec Dieu qu’on peut résoudre politiquement et correctement les problèmes humains.

  3. Dr Isidore NKUNZUMWAMI

    C’est vrai. A la mort de SE Cyprien NTARYAMIRA, ceux qui suivaient ce qui se passait au Burundi avaient peur que cette mort n’entraîne une explosion pouvant conduire à une solution finale. Sans SE Ntibantunganya, le chaos causé par cet assassinat était certain. J’étais sur place. Que ceux qui ont fomenté le coup d’Etat contre lui quelques années plus tard le sachent!!

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