Économie

Vers un nouveau cadre stratégique de partenariat entre le Burundi et la Banque Mondiale

Le gouvernement du Burundi, sous la présidence du 2ème VP organisait ce mardi 20 mars, un atelier sur la revue de la performance du portefeuille de la Banque Mondiale au Burundi sous tutelle du Ministère des Finances, du Budget et de la Privatisation financés par la Banque Mondiale.

“La coopération entre le Burundi et la Banque Mondiale a vu le jour en 1957, avec l’approbation d’un crédit de 4.8 millions de dollars américains pour un projet d’aménagement du port de Bujumbura, lancé en juin 1958 pour se clôturer en Novembre 1961”. Joseph Butore rappelle que jusqu’au 31 décembre 2017, les apports de la Banque Mondiale avaient déjà totalisé plus de 2,3 milliard $ de crédit et de dons pour le développement des populations burundaises. Domitien Ndihokubwayo, Ministre des Finances, ajoute : “En plus des programmes régionaux financés par l’IDA, à la fin de décembre 2017, le portefeuille comptait 10 projets nationaux actifs totalisant des engagements de 416,69 millions $ et couvrant 8 secteurs à savoir: l’agriculture, l’énergie, la santé, la nutrition et la population, la commerce et la compétitivité, la protection sociale et le travail, le transport et les TIC, la gouvernance, l’Environnement et les ressources naturelles”.

Préparatifs pour un nouveau cadre de financement en cours

Pour Nestor Koffi, Représentant résident de la Banque Mondiale au Burundi, l’atelier de revue de la performance du portefeuille de son institution “offre une opportunité renouvelée de renforcer les consultations en cette période où les préparatifs pour un nouveau cadre de partenariat stratégique à présenter au Conseil d’Administration de la Banque Mondiale au cours de cette année sont en cours”.
Ainsi, plus de 660 millions $ sont disponibles pour appuyer les investissements socio-économiques visant à réduire significativement la pauvreté qui frappe plus de 2/3 de la population Burundaise.

Défis à lever pour l’avenir

La performance du portefeuille de la Banque Mondiale au Burundi ne manque pas de défis, souligne Domitien Ndihokubwayo, ministre des Finances, qui pointe la lenteur d’exécution: “Nous avons remarqué qu’il y a des projets qui viennent de passer de 2 à 3 ans avec un taux de décaissement en dessous de 20% alors que nous attendons peut être la fermeture de ce projet dans une année ou deux”. L’autre défi reste la question d’un nouveau système de communication avec la Banque Mondiale à propos des marchés: les exécutants des projets doivent d’abord apprendre tout le process, ce qui prend du temps, laissait passer les délais.

“Aussi longtemps que le Burundi fait face à plusieurs besoins avec un manque de ressources, il faut nous appliquer pour être de bons élèves. Nous demandons à la Banque Mondiale de penser à augmenter substantiellement l’enveloppe qui est allouée au Burundi”, indiquera le Ministre des Finances.

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