Infrastructures

Les villes de Makamba et Bururi largement approvisionnées en eau potable pour 2,2 milliards Fbu de fonds de la Regideso

Le ministre de l’Energie et des Mines Côme Manirakiza se dit satisfait des réalisations de la Regideso dans les deux villes du Sud du pays après une descente sur le terrain ce mercredi 7 mars.

Des cérémonies qui n’ont pas rassemblé des foules. Pourtant, les réalisations que le ministre était allé inaugurer ou constater l’état d’avancement sont d’une grande importance pour ces villes qui naguère connaissaient un problème criant d’insuffisance d’eau ou de manque d’adduction dans des quartiers nouvellement créés.

En province Makamba, la Regideso a financé la construction d’une bâche d’aspiration d’une capacité de 50 m3, soit 50.000 litres dans la vallée de Munyika, au pied du nouveau quartier Nyaburumba. L’eau est collectée dans des sources environnantes. Reste à installer des pompes pour refouler l’eau de la bâche vers un réservoir de 150.000 litres construit par l’entreprise ETRAC pour le compte de la Regideso sur la colline surélevée de Gitwa. Inauguré par le ministre en présence du gouverneur Gad Niyukuri, ce réservoir vient renforcer deux autres réservoirs d’une capacité cumulée de 80 litres.

Au pied de ce réservoir où chuinte l’eau qui s’y déverse, le ministre a exprimé sa satisfaction: « Avec un débit de 17,3 litres par seconde, soit 1,4 millions de litres par jour, les nouveaux quartiers de Nyaburumba, Somalia, Muyogo et Mukenke seront alimentés ». Et le ministre d’exhorter les bénéficiaires à pérenniser cet acquis qui a coûté une coquette somme d’environ 1,2 milliards de Fbu par le paiement des factures de la Regideso.

Satisfaction aussi du côté des bénéficiaires. Le gouverneur Gad Niyukuri salue le fait que de bornes fontaines publiques seront désormais installées en ville de Makamba à commencer par l’environnement immédiat des trois réservoirs.

Problème d’adduction à l’eau potable réglé pour au moins dix ans

Au chef-lieu de la province Bururi, sur les flancs de la montagne Magufa, se dresse un réservoir imposant d’une capacité de 500 m3, soit 500.000 litres. Nouvellement construit par la Regideso, il est alimenté par une station de pompage au bord de la route macadamisée à l’entrée ouest de la ville, le tout pour un coût d’environ un milliard de Fbu.

Ce réservoir d’un débit de 15,3litres par seconde, soit 1,3 millions de litres est comme une manne pour la ville de Bururi dont les habitants se plaignaient du rationnement. « La ville était alimentée par un réservoir de 30.000 litres. Pour le moment, il y a plus de quantité d’eau que la ville ne peut en consommer, ce qui fait que la Regideso fait tourner seulement une pompe sur trois pour refouler l’eau vers le nouveau réservoir. Là aussi, quand celui-ci est plein, la pompe est mis au repos ». Satisfait, le ministre Manirakiza a annoncé : « Le problème d’adduction à l’eau potable de la Regideso est réglé en ville de Bururi pour au moins les dix ans à venir ».

Quant à l’administrateur communal de Bururi, il s’est réjoui entre autres que les quartiers Gisuru, Kabuye sont désormais largement approvisionnés en eau potable et le nouveau quartier le sera aussi très prochainement. Comme à Makamba, le ministre a encouragé la population à payer la facture de la Regideso.
Signalons que le ministre Côme Manirakiza est optimiste qu’en 2030, tout Burundais aura accès à l’eau potable comme cela est consigné dans les objectifs de développement durable (ODD).

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