Publi-reportage, Société

CRS-Burundi lance « Dukire Tubane », projet financé par USAID

En présence du ministre en charge de la Jeunesse, de l’ambassadeur des Etats Unis au Burundi et de l’Évêque catholique du diocèse Bubanza, Catholic Relief Services, CRS, a lancé officiellement le projet “Dukire Tubane” ce mercredi 14 février au siège de cette ONG à Bujumbura. Objectifs du projet:guérir les blessures internes issues des crises burundaises au sein des jeunes bénéficiaires, renforcer la cohésion sociale et améliorer leurs conditions économiques.

Amb. Anne Casper: “Les États-Unis d’Amérique sont heureux de travailler main dans la main avec CRS par le soutien à ce projet très important qui redonnera espoir à des jeunes burundais”

Doté d’une enveloppe de 1,5 millions $, le projet Dukire Tubane couvrira les communes de Bubanza et Gihanga en province Bubanza et trois communes de la mairie de Bujumbura. Au cours des 30 mois de durée de vie, ce projet ciblera plus moins 3.120 bénéficiaires incluant les jeunes de 15 ans à 28 ans et les autorités, avec un ensemble d’interventions comme la guérison des traumatismes, des ateliers de cohésion sociale chez les jeunes ou entre jeunes et autorités locales, tout en formant des groupes de jeunes d’épargne et crédit (SILC) et des formations en compétences entrepreneuriales pour renforcer leur capacités en élaboration de plans d’affaires.

Dans son mot d’accueil, Gregory Hofknetch, le Directeur-pays de CRS a souligné que le projet Dukire Tubane est financé par USAID à travers son bureau de “Conflict Management and Mitigation” (CMM) pour renforcer la résilience des jeunes burundais aux niveaux personnel et économique et reconstruire la cohésion sociale chez ces jeunes: d’abord entre eux, et ensuite entre jeunes et autorités locales.
Le projet Dukire Tubane part du constat que «les jeunes au Burundi ont été entraînés à plusieurs reprises dans des violences liées aux différentes crises qu’a connu le pays, testant leur résilience et leur cohésion ».

M. Hofknetch a souligné que “les différentes crises ont résulté dans une réduction des opportunités économiques, surtout pour les jeunes qui ont de difficultés pour trouver de l’emploi. Les résultats de ces violences ont été un traumatisme sous diverses formes et un climat de peur constant.”

Il n’a pas manqué de signaler que CRS agit en partenariat avec la Commission Episcopale pour la Paix et la Justice (CEJP), les Commissions Diocésaines pour la Justice et la Paix (CDJP) de Bujumbura et Bubanza, avec Healing and Rebuilding Our Communities (HROC) qui fournira des services techniques sur la guérison du trauma.

“Un projet qui épouse les préoccupations de l’Église Catholique”

Au cours de cette cérémonie, l’Evêque du Diocèse Catholique du Diocèse de Bubanza Jean Ntagwarara a rappelé d’abord que tel qu’il est conçu, le projet Dukire Tubane rentre dans les préoccupations et dans les missions de l’Eglise Catholique de « prêter oreille attentive aux personnes qui souffrent, non pour les juger ou les condamner, mais pour les aider à trouver des solutions adéquates à leurs problèmes ».

Il reprend les inquiétudes des jeunes diplômés à la quête du travail: « Les jeunes dans notre pays vivent dans l’inquiétude face à un avenir incertain. Aujourd’hui, beaucoup parmi eux sont dans l’angoisse notamment pour cause d’horizons assombris par le chômage forcé, alors qu’ils se préparent à affronter la vie dignement».

Et l’Évêque de regretter le bon vieux temps, l’époque de sa jeunesse: « Il me vient à l’esprit que de mon temps, les jeunes universitaires finalistes n’avaient aucun problème pour trouver du travail. Ils étaient recrutés avant même de présenter leur travail de fin d’études. Il y avait embarras du choix devant la panoplie d’opportunités offertes ».

Mais pour Mgr l’Évêque Jean Ntagwarara, tout n’est pas perdu, il y a encore de l’espoir: «Le projet Dukire Tubane offre aux jeunes des opportunités qui leur permettent d’espérer prendre leurs destinés en main, ensemble, épaulés par une formation complémentaire et des expériences où ils sortent de leur isolement et peuvent vivre en paix en eux-mêmes et semer la paix autour d’eux ».

60% de Burundais ont moins de 25 ans

L’ambassadeur des Etats-Unis au Burundi, Anne S. Casper quant à elle, a souligné que le projet Dukire Tubane vient à point nommé, rappelant que de nombreux Burundais sont nés et ont grandi dans les différentes crises. Elle a conclu son mot de circonstance délivré en Kirundi par une note d’espoir: «Les jeunes burundais sont très dynamiques. Nul doute que le soutien à cette jeunesse fera que la paix et le développement se renforcent”.

Pour le ministre Jean Bosco Hitimana en charge de la Jeunesse, le projet “Dukire Tubane vient appuyer les efforts du gouvernement envers la jeunesse quand on sait que les jeunes de moins de 25 ans constituent 60% de la population ». De quoi renforcer un meilleur vivre-ensemble dans le pays, en cultivant la non-exclusion mutuelle, le règlement pacifique des conflits, la protection de l’environnement, la paix, le développement durable, etc.
Le lancement du projet Dukire Tubane fut une occasion pour le ministre de réaffirmer la conscience du gouvernement burundais qu’aucun développement n’est possible sans tenir compte de la jeunesse: “C’est pour cela qu’il a récemment ratifié la politique nationale de la jeunesse pour que tous ceux qui voudraient aider cette jeunesse à se développer s’en inspirent”.

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