Agriculture, Économie

« Muyinga est la province de référence nationale pour la production agricole »

Cette appréciation positive est du ministre de l’Agriculture et de l’Élevage Dr Deo Guide Rurema, après sa visite des champs de maïs aménagés avec l’appui du programme Amashiga, mis en œuvre par un consortium d’organisations sous le leadership de CRS-Burundi, dans les marais d’Icizanye et Mwakiro, respectivement des communes Butihinda et Mwakiro en province Muyinga, ce lundi 27 novembre 2017.

Le coordinateur national de CRS Burundi, Jude Marie Banate, expliquant l’action de son organisation en matière de soutien aux agriculteurs de Muyinga

C’était un ministre qui a tenu à proclamer sa satisfaction à l’endroit de CRS-Burundi : « Parmi les partenaires du Ministère de l’Agriculture qui sont sur le terrain, CRS-Burundi a bien compris le bien-fondé des programmes du gouvernement du Burundi ». Et pour cause : « Ensemble avec les techniciens du ministère, l’administration, CRS-Burundi a mis en place des champs de démonstrations qui matérialisent la régionalisation des cultures, qui est un programme du gouvernement. »

Selon le ministre Rurema, la province de Muyinga devient exemplaire dans la production agricole. Ainsi, le ministère prévoit réunir la semaine prochaine tous les gouverneurs et DPAE du pays dans cette province pour qu’ils apprennent les pratiques agricoles utilisées par les cultivateurs de Muyinga.
Le ministre profitait de l’occasion pour mettre en garde tout organisme qui déroutera les bonnes initiatives du gouvernement, « cas de TUBURA et PRANA », deux ONGs dernièrement suspendues “qui serviront de leçon”.

Et d’expliquer: “PRANA avait distribué dans la population des grains de maïs et de haricots pourris, des semences charançonnées”. Pour TUBURA, le ministre renseigne: “Nous avons constaté qu’il prélève les frais d’encadrement, mais aussi, il prélève le taux de distribution des engrais chimique”. Or, martèle la ministre Rurema, l’encadrement des agriculteurs par les techniciens est gratuit au niveau de la population, alors que le Ministère de l’Agriculture subventionne les engrais.

Amashiga venu à point nommé à Muyinga

Selon le coordinateur national de CRS-Burundi Jude Marie Banate, 65% des enfants de moins de 5 ans ont un retard de croissance dans la province de Muyinga. Cela ressort d’une enquête réalisée en 2015. Pour faire face à ce drame, le programme Amashiga financé par USAID et mis en œuvre par le consortium d’organisations CRS, ODIDEM, RBU2000+ et Biodiversity sous le leadership de CRS-Burundi appuie la population avec un paquet d’intervention holistique et basé sur les évidences pour réduire par 10 points (65%-55%) le taux de malnutrition chronique chez les enfants.
« Dans un premier temps, le programme a fait intervenir des denrées importées qui sont bien fortifiées. Mais l’idée est que le programme aide la province à mettre en place une bonne capacité de production agricole qui pourrait permettre au terme du programme d’avoir la disponibilité des vivres alimentaires sur place pour bien nourrir les enfants de Muyinga », ajoute Jude Marie Banatte.
Nous faisons aussi des formations aux mères et nous nous réjouissions des résultats satisfaisants de ce programme. « Les enfants qui naissent aujourd’hui ont un poids amélioré par rapport aux périodes avant le programme Amashiga. »

Au niveau du volet agriculture, Amashiga intervient dans l’amélioration de la production, la subvention des moyens de subsistance et la protection de l’environnement. Avec l’appui d’Amashiga, Muyinga a été la première à lutter contre la peste et les chenilles qui ravagent les plantations de maïs, mais aussi le BXW qui attaque les bananes: « Pour la saison culturale B en mai 2017, la province de Muyinga a été la première en terme de production agricole et Amashiga a pu augmenter la production de 22% par rapport aux attentes ».

Selon Salvator Nkurunziza, conseiller technique chargé du volet agriculture, Amashiga prévoit multiplier par 10 pour la saison prochaine.

Un agriculteur bénéficiaire trouvé dans les marais d’Icizanye en commune Butihinda applaudit: “Avec l’appui du programme Amashiga, nous produisons beaucoup mais nous n’avons encore où conserver nos récoltes. Nous demandons que la DPAE nous aide à construire des hangars pour la bonne conservation des récoltes ». Demande accueillie favorablement par le ministre de l’Agriculture.

Dans le même ordre d’idée, un autre agriculteur rencontré à Mwakiro exprime toute sa gratitude à l’égard du programme Amashiga : « En 2006, la famine nous a menacés. Le PAM nous venait en aide alimentaire avec des grains de maïs. Aujourd’hui, avec l’encadrement du programme Amashiga, le PAM viendra s’approvisionner chez nous pour venir en aide aux habitants des autres provinces qui sont dans la nécessité. »

One Comment

  1. NIYOYANDEMYE Isaac

    Que cette avancee soit exemplaire,non seulement pour les populations dans leur coins (perdus),mais surtout les gouvernants,et ainsi de prendre les devants pour faire de ce pays le Singapour d,Afrique d,ici 2035.vivent les partenaires interactifs et cooperatifs,vivent le developpement durable et l,aneantissement du chomage!!durent longtemps les belles choses!!!

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