Économie locale

« Léonard Sentore doit travailler à la tête de l’API mieux que son prédécesseur », selon l’Olucome

Le président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Économiques (Olucome) constate que le climat des affaires n’est pas des meilleurs au Burundi et espère que le nouveau patron de l’Agence pour la Promotion des Investissement (Api) travaillera à son amélioration.

« Si on regarde le rapport Doing Business du groupe de la Banque Mondiale, il est clair que le prédécesseur de M. Sentore a mal travaillé ». L’avis de Gabriel Rufyiri s’appuie sur les chiffres du dernier rapport Doing Business.  Au niveau global, sur 190 économies, le Burundi est classé 164ème. 168ème pour pour l’indice obtention d’un permis de construire, 182ème pour le raccordement à l’électricité, 95ème pour le transfert de propriété, 177ème pour l’obtention de prêt, 132ème pour la protection des investisseurs minoritaires, le paiement des taxes et impôts, le 138ème en commerce transfrontalier, le 164ème pour ce qui est de l’exécution des contrats, le 150ème en matière de règlement de l’insolvabilité.

Même si ces indicateurs semblent ne pas relever du ressort de l’API, Gabriel Rufyiri martèle : « L’API est là pour encourager d’autres services ». Il remarque que les résultats sont mitigés alors que l’API a un atout important : le guichet unique qui délivre normalement tous les dix documents considérés par Doing Business. Et de signaler que « cela fait cinq ans que ce service est en place mais rien ne marche ».

En dehors des dix indices, le président de l’Olucome renseigne sur les autres paramètres pour améliorer le climat des affaires : la lutte contre la corruption, les marchés-transferts, avant de revenir à l’attaque: « Ce sont des points importants qui échappent encore à l’API ».

Gabiel Rufyiri espère qu’avec Léonard Sentore, « les choses pourront avancer ». Mais de redire son crédo : « La mission de l’API est de veiller à ce que ces dix indicateurs s’améliorent ». Un clin d’œil de M. Rufyiri à l’ancien haut fonctionnaire de la Banque Africaine e Développement et commissaire général sortant de l’Office Burundais des Recettes : « Il est important que le nouveau patron de l’API collabore avec les autres ».

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