Diplomatie

Les présidents Magufuli et Museveni condamnent la décision des juges de la CPI d’enquêter sur le Burundi

Dans un communiqué de presse sorti ce samedi 11 novembre par la Présidence tanzanienne, au terme d’une visite de trois jours du président tanzanien John Pombe Magufuli à son homologue ougandais Yoweli Kaguta Museveni, les deux présidents se sont montrés critique vis-à-vis de la CPI.

Avant de se séparer du président Magufuli, le président ougandais Yoweli Kaguta Museveni a fait une déclaration de condamnation de la décision prise par la CPI autorisant la procureure de la Cour Pénale Internationale de commencer les enquêtes sur la situation burundaise depuis avril 2015.

Le communiqué souligne que les juges de la CPI qui ont annoncé cette décision le 9 novembre 2017 “ont interféré dans les questions de l’EAC sans impliquer les leaders de l’EAC, une affaire que n’est pas correcte et qui fait reculer les efforts de recherche de la paix au Burundi.”

Parlant de cette décision de la CPI, le Président Magufuli insiste que “cette étape fait reculer les mesures déjà prises par l’EAC qui a mis sur pied une commission pour résoudre le problème burundais dirigée par le Président Museveni et l’ex-président tanzanien Benjamin William Mkapa.”

Enfin, le Président Magufuli note que “la situation au Burundi n’est pas si mauvaise comme cela est rapporté, car plusieurs réfugiés qui étaient en Tanzanie sont déjà rentrés au Burundi et continuent de rentrer”,  révélant une rencontre prévue le 23 novembre 2017 pour poursuivre le processus de résolutions de la crise burundaise.

One Comment

  1. La décision de la CPI d’enquêter sur les crimes qui ont été prétendument commis au Burundi n’est pas surprenante.
    Il convient de préciser d’abord qui est Bensouda, l’actuelle procureure de la CPI et ensuite son actif.
    Selon sa biographie, celle-ci est diplômée en droit maritime ses connaissances en droit pénal sont donc discutables), ex-magistrate puis ex-ministre de la justice du gouvernement du dictateur et sanguinaire Yahya Jammeh. En ces qualités, elle a couvert les crimes qui ont été par les membres de la police politique du régime Jammeh contre des Gambiens.
    Par le jeu de magouille, elle a intégré le TPIR en qualité de conseillère du procureur de ce tribunal, Boubacar Hassa, Jallow, son compatriote et lui aussi ex-ministre du gouvernement Jammeh.
    Enfin elle a atterri à la CPI en tant que procureure adjointe puis procureure.
    Qu’a-t-elle à son actif?
    1/ Elle a couvert des crimes qui ont été commis dans son pays contre les Gambiens.
    2/ Elle a conseillé son compatriote, le procureur du TPIR, Boubacar Hassan Jallow, de ne pas actionner les auteurs des crimes qui ont été commis contre des millions de Hutu Rwandais, des réfugiés Burundais au Rwanda et l’assassinat des présidents Rwandais, Burundais et leur collaborateurs sans oublier les trois membres d’équipage de l’avion du Président Habyarimana, de nationalité française.
    3/ Le fiasco dans les Affaires Zigiranyirazo, Bagosora, trois membres du MRND et Nahimana Ferdinand car en sa qualité de conseillère principale de son compatriote, le Procureur du TPIR, elle était associé aux décisions et aux magouilles de celui-ci et aux échecs cuisants essuyés par Jallow dans ses accusations contre les Hutu accusés par lui d’entente n vue de commettre le génocide des Tutsi et de planification de celui-ci. Il n’a jamais prouvé l’effectivité des faits pourtant évoqués par lui, le tout nonobstant les faux fournis Kagame qui dirigeait ne fait le TPIR. Bernard Muna, procureur adjoint du TPIR était conseiller spécial de Kagame. Il a été viré pour incompétence par Karla Del Ponte, alors Procureure du TPIR. Virée ai seul motif qu’elle avait tenté d’actionner les présumés assassins des millions voire des millions de Rwandais, oligarques du régime Kagame.
    4/L’arrestation et condamnation de Jean-Pierre Bemba pour les crimes qui ont été commis en Centrafrique par les soldats congolais dont il est commandant en chef contre les Centrafricains et refus d’actionner les auteurs des massacres de Congolais dans l’Ituri, nord du Kivu à savoir ceux qui ont armés et formés les milices dirigés par Rubanga, qui a été condamné par la CPI, sur la base des accusations du TPIR : Kagame et Museveni. Rubanga était un des chefs miliciens du Nord du Kivu et nullement le financier et la création et l’organisateur de la milice, habillé et nourri par les gouvernements Kanombe et Museveni. Rubang est un paysan d’Iituri qui n’avait même pas de quoi faire soigner ses gosses frappés par le paludisme. Bensouda a soutenu devant la CPI que celui-ci a crée, formé, armé et nourri des milliers de milices, auteurs des crimes contre l’humanité qui ont été commis dans cette partie du nord du Kivu. Elle a été suivie par les juges du TPIR qui ont condamné l’accusé à plusieurs années de prison.
    5/ Refus d’enquêter sur les crimes de masse qui ont été commis part par les soldats du FPR sur ordre de Kagame contre des millions de réfugiés rwandais et burundais en ex-Zaïre d’une part et de millions de Congolais du Kivu d’autre part. Le tout alors qu’elle a été saisie par des associations des Rwandais et des Congolais via un collectif d’avocats, il y a plusieurs années. Ces crimes sont mentionnés dans le Rapport Mapping de l’ONU (qui est sur la toile).
    6/L’échec cuisant dans ses accusations contre le Président Babagbo et les révélations des médias Français relativement à l’implication de la procureure dans l’enlèvement de celui-ci, direction la prison à la Haye, Pays-Bas où il croupit depuis plusieurs années). Il est accusé pour avoir prétendument ordonné les massacres de sept femmes dans le quartier d’Abobo à Abidjan dont elle peine à prouver l’existence devant la CPI.
    7/ Son fiasco dans l’Affaire Président Soudanais un président africain
    8/ Silence de tombeau de Bensouda dans l’Affaires les Rohingyas de Birmanie, victimes de crimes de masse qualifiés de génocide et crime contre l’humanité par certaines ONG de défense des droits de l’homme, pour avoir commis un seul crime celui d’avoir une peau basanée, et d’être musulmans.
    9/ Le silence de tombeau de Bensouda et celle de la Commission des droits de l’Homme de l’ONU sur le Rapport de HRW relatif aux centaines voire des milliers de victimes rwandaises sous Kagame : les cadavres, les disparus, les tortures, les exécutions sommaires d’une part et sur les cadavres du Lac Rweru d’autre part. Pour cette commission, autre du fameux rapport contre les dirigeants burundais, le droit de l’homme s’applique exclusivement aux victimes burundaises sous la Présidence de Nkurunziza. Seules celles-ci méritent compassion et justice.
    Il ressort de l’ensemble de ces faits sommairement exposés que Madame Bensouda n’a jamais connu et ne connaît pas le mot « JUSTICE ». Pour elle, la justice est un mot à géométrie variable et conséquemment sélective. Comme au TPIR où elle était au service de Kagame et de ceux qui l’avait embauchée, elle est au service de ceux qui l’ont nommé à son poste actuel et nullement au service de la Justice internationale pour tous. Le pognon d’abord, la justice ensuite.
    Pour Bensouda, les victimes burundaises méritent plus de compassion et de justice que des victimes rwandaises et congolaises.
    Par son agissement, elle s’est elle-même disqualifiée et elle a montré au monde ses véritables missions : être au service des maîtres du monde pour broyer les dirigeants africains dont ces premiers veulent les têtes. Ces dirigeants sont ceux qui ont refusé de céder leurs pays à la mafia internationale opérant sous le nom de multinationales.
    Concernant l’Affaire Burundaise, la tête du Président Nkurunziza a été mise à prix pour avoir commis un seul crime celui d’avoir refusé de céder le Burundi à la mafia internationale contrairement à Kagame, un tyran et sanguinaire impitoyable qui n’épargne même pas les enfants d’une part et à Museveni d’autre part qui ont cédé leurs pays à ces mafias internationales. Le Rwanda en l’occurrence est un patrimoine du FPR, parti-Etat et société commerciale cotée à la bourse de Kigali et de ses associés, la mafia internationale ci-dessus indiquée.
    Les soi-disant opposants politiques burundais qui sont vautrés ici à Kigali sont kagamistes. Des millions de Rwandais les ont vus applaudir Kagame lors de la proclamation des prétendus résultats électoraux de celui-ci.
    Il convient de préciser que Kagame a fabriqué un document, qu’il en a fait des millions de copies et qu’il a appelé celle-ci des Pétitions de Rwandais, que sur la base de ce faux document que Kagame a révisé l’article 101 de la constitution de notre pays et s’est in fine autoproclamé président à vie du Rwanda. Des milliers de Rwandais, indifféremment de sexe ont disparu, disparaissent, croupissent en prison comme en témoignent les cadavres des Rwandais du lac Rweru et l’emprisonnement des dirigeants des partis d’opposition politique.
    Ces soi-disant opposants soutiennent un tyran sanguinaire. Ils prétendent réclamer le respect des droits de l’homme dans leur pays, le Burundi Avec l’aide des organisations occultes et officines divers, ils se livrent une campagne de dénigrement contre les autorités burundaises.
    En soutenant sans faille un tyran sanguinaire et diffamer et en même temps proférer en d’infamies contre les dirigeants burundais et leur pays, ces soi-disant opposants se sont disqualifées.
    Ils sont guidés comme des moutons par les mafias internationales et autres qui veulent la tête du Président Burundais.
    C’est donc à bon droit que le gouvernement burundais considère que cette décision est « sans effet ». Il faut espérer que le Burundi maintiendra irrévocablement sa décision.
    On constate les qualités d’un chef d’Etat dans les circonstances difficiles.
    Le Burundi et son Peuple viennent du fond des âges. Celui-ci n’a pas attendu les blancs ou qui que ce soit pour manger et/ou vivre.
    Il faut opposer à Bensouda ses propres incohérences manifestes et son passé professionnel.

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