Publi-reportage

298 bovins gratuitement distribués par le PNSADR-IM en commune Buganda

Lutter contre la malnutrition et la pauvreté est l’un des objectifs poursuivi par le Programme National pour la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural de l’Imbo et du Moso (PNSADR-IM), sous financement du FIDA, le GAFSP et l’OFID.

Cette distribution participer à repeupler le cheptel bovin du Burundi

293 génisses et 5 taureaux géniteurs ont été distribués lundi dernier 30 octobre. Des génisses de race frisonne qui, lorsqu’elles sont bien entretenues peuvent donner chacune 10 à 15 litres de lait par jour. Le prix unitaire à l’arrivée à Buganda en province de Cibitoke est d’environ 1.500.000Fbu. Des bêtes distribuées aux personnes vulnérables, ne possédant préalablement pas de bétail mais ayant un minimum de superficie où faire pousser des plantes fourragères. Un comité collinaire se consulte pour le choix des bénéficiaires, lesquels se sont mis aussitôt à installer des plantations pour le fourrage.

Damase Ntiranyibagira, coordinateur du PNSADR-IM souligne l’objectif de cette distribution : « Aider la population à avoir du fumier, ce qui va augmenter la production agricole, faciliter l’accès à l’aliment de base pour la lutte contre la malnutrition et la pauvreté. »
M. Ntiranyibagira est optimiste dans la plus-value qu’apportera ce projet. Il se réfère aux 282 vaches distribuées en 2016 dans la même province et dont la majorité a déjà donné des génisses. Optimisme renforcé aussi par le fait que les bénéficiaires ont été formés sur les techniques d’élevage moderne et sur la santé animale. Bien plus, ces bénéficiaires ont reçu aussi un appui de six sacs de ciment chacun pour la construction des étables hygiéniques ; sans oublier aussi un kit médical vétérinaire et alimentaire pour bétail. En plus, ils seront accompagnés par des techniciens en élevage.

Un programme qui vient à point nommé

Quelle joie pour les bénéficiaires ! « Le projet vient à point nommé. Les terres étaient devenues ingrates. On suait pour cultiver mais on ne récolte presque rien. Avec ce projet, on aura du fumier mais aussi du lait pour nos enfants », témoignage de Hélenda Bivakumana. Aux anges, une des bénéficiaires, Marie-Odette Ndayishimiye professe sa détermination à un bon entretien de la bête : « Bien formée en techniques d’élevage, je me dois de réussir à bien élever le bovin que je viens de recevoir ».

L’administration provinciale loue elle aussi les bienfaits de ce programme, mettant l’accent sur son effet induit qu’est la fertilisation des terres : « Ces bovins accroîtront la production agricole sur une petite surface », souligne Rubin Tubirabe, Conseiller économique du gouverneur. Et de rappeler les autres actions déjà menées: «Depuis 2015, le PNSADR-IM est à pied d’œuvre dans le domaine de l’agro-élevage dans la province Cibitoke. Très récemment, en octobre 2016, le programme a octroyé 282 vaches et 224 porcins en commune Rugombo ».

Tout confiant, il dévoile une autre promesse du PNSADR-IM portant sur une imminente distribution du petit bétail aux éleveurs qui seront sélectionnés. Enfin, ce cadre de la commune ne manquera pas de saluer tous les projets financés par FIDA comme PRODEFI, PAIVA-B et PROPA-O.

PNSADR-IM, réponse positive à l’appel du gouvernement

Un événement qui méritait bien le déplacement sur le terrain de Sévérin Bagorikunda, Secrétaire Permanent au Ministère de l’Agriculture et de l’élevage. Selon lui, le FIDA répond à l’appel du gouvernement burundais aux organisations internationales de le soutenir dans ses projets en rapport avec l’agriculture et élevage. Et d’annoncer qu’après la commune Buganda, suivront les communes Mutimbuzien province Bujumbura, Gitanga et Giharo en province Rutana ; Gisuru dans la province Ruyigi et Cendajuru dans Cankuzo. « Au total, 1003 bovins seront distribués».

Signalons que selon le coordinateur, les bovins sont distribués gratuitement, sans aucune contribution du bénéficiaire. Une des conditions pour que la bête appartiennent définitivement au bénéficiaire est la remise à un autre acquéreur de la première génisse descendante de la bête reçue. Personne n’a le droit de vendre un bovin reçu, ou de le donner a qui qu’il soit avant de remettre une génisse. Damase Ntiranyibagira avertit : « Le bénéficiaire qui vendra illicitement le bovin devra rembourser intégralement le montant de la valeur de la vache. Celui qui ne prendra pas soin du bovin s’exposera à la perte de la bête en faveur d’une autre personne. »

Quid de la surproduction de lait ? Le PNSADR-IM a construit des centres pour la collecte du lait dans la province Cibitoke. En commune Buganda, les locaux sont déjà disponibles et seront équipés avant la fin de cette année, selon M. Ntiranyibagira.

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