Économie

Le café du Burundi classé premier au niveau mondial pour sa qualité aux enchères de Boston

Parmi les vingt-trois cafés du Burundi classés en août par des spécialistes venus de Boston aux États-Unis, les cafés de Kibingo en commune Kayanza ont été achetés à 115 $ le kilo et un autre à 114 $, synonyme de première place au niveau mondial.

Café et thé du Burundi en exposition en Russie

« Ce n’est pas pour la première fois que le café burundais est classé parmi les meilleurs au monde. En 2014, un lot de cafés provenant de Mpanga en commune Kayanza avait été acheté à 130$ le kilo », rappelle Jean de Dieu Mutabazi, directeur général de l’Autorité de Régulation de la Filière Café du Burundi (ARFIC). Et de préciser : « Ce sont des cafés de haute gamme qui ont été parmi les meilleurs de la sous-région (EAC et Ethiopie) et dans le monde (Brésil et Colombie). Du fait que le Burundi n’a pas des espaces trop étendus comme le Brésil et la Côte d’Ivoire ou l’Ethiopie, le pays investit dans la qualité ».

A la question de savoir ce qui est en train de se faire pour maintenir la compétitive du café burundais sur le marché mondial, M. Mutabazi dit qu’ ARFIC est en train de renforcer l’encadrement en passant par le mouvement associatif des coopératives et en faisant intervenir la femme rurale dans l’entretien des caféiers depuis la plantation jusqu’à l’usinage.
Autre action : le pays fait tout pour rendre disponible les intrants agricoles en quantité et à temps notamment grâce au financement de la Banque Mondiale. Enfin, ARFIC fait intervenir l’administration dans l’appui à l’encadrement, mais aussi dans la lutte contre la fraude transfrontalière.

Alors que certains cultivateurs abandonnent cette culture de rente, d’autres l’embrassent, notamment dans certaines provinces du Nord comme Muyinga et dans la plaine de l’Imbo. “Il y a aussi l’ISABU qui disponibilise les plants pour remplacer les vieux caféiers qui datent de l’époque coloniale”, souligne Mutabazi.
Pour lutter contre l’évasion des devises observée depuis l’époque de la privation-libéralisation de la filière café du Burundi en 2010, le DG de l’ARFIC rappelle que toutes les recettes des exportations doivent passer par la BRB.

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