Économie locale

Perturbations dans l’approvisionnement en carburant dans les provinces du nord du Burundi

Des stations non approvisionnées, tel produit qui manque : situation dans les provinces Ngozi, Kayanza, Kirundo, Muyinga et même en province Karuzi (centre du pays).

Pas la moindre goutte de carburant à la pompe sur les sept stations-services du chef-lieu de la province Ngozi depuis avant-hier. La dernière station ayant servi du carburant est «  Chez Khalfan », à la sortie de la ville, sur la route vers Muyinga. Pour bien d’autres, cela fait une semaine qu’elles ne sont pas approvisionnées.

A Ngozi, les pétroliers disent que leurs camions attendent depuis une semaine à la Société d’Entreposage des Produits Pétroliers (SEPP) à Bujumbura. Du coup, sur le marché noir le litre de carburant passe de 2.100Fbu (prix officiel) à 4.000 voire 5.000 Fbu. Conséquence immédiate : le ticket Ngozi-Muyinga est passé de 5. 000 à 8.000 Fbu. Le prix des produits viviers notamment le riz et la farine de manioc ou de maïs ont augmenté dans une marge de 100 à 200 Fbu.

Il y a aussi absence de carburant dans les provinces Kayanza et Kirundo: selon l’Administrateur Philippe Nkeraguhiga, en commune Muyinga, deux stations sur quatre servent le carburant. L’on saura que pour contourner ce défi, certains transporteurs passent la frontière au niveau de Kobero en province Muyinga pour aller faire le plein à Kabanga en Tanzanie.
Au centre du pays, le gouverneur de Karusi, Calinie Mbarushimana indique que le gasoil est disponible dans les deux stations-services que compte la province ; l’approvisionnement en essence étant attendu ce mardi.

Panique et rush sur les stations

Daniel Mpitabakana, directeur carburant au ministère de l’Energie et des Mines tranquillise : « Au terme d’une réunion cet avant-midi avec onze pétroliers importateurs, il en est ressorti que les quantités de carburant sont suffisantes dans les stocks. D’autres quantités sont en cours de route depuis Dar-Es-Salam ».

Selon M. Mptitabakana, tous les pétroliers sont unanimes pour reconnaître que les pénuries momentanées de carburant sont dues à la panique des consommateurs. « Les gens se précipitent à la pompe à chaque distribution de peur de manquer le carburant le lendemain ou de voir le prix majoré.  Du coup, les quantités s’assèchent rapidement à la pompe ». Il exhorte la population à s’approvisionner normalement à la pompe.

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