Économie

La peau et le cuir peuvent constituer l’une des sources des devises pour le Burundi, selon le 2ème VP

Le 2ème vice-président de la République du Burundi, Dr Joseph Butore a visité ce mardi le 25 juillet à Bujumbura, deux usines à savoir l’African Tannery Company (Afritan) et la China Burundi Tannery (Sinobu Tannery) qui s’occupent de la collecte, de la conservation et de la transformation de la peau et du cuir, en vue de les utiliser comme matières premières pour des produits finis.

Dans les tanneries

M. Butore a indiqué à la presse que ce déplacement avait un double objectif: “Une façon de s’acquitter de ma mission de soutenir l’entrepreneur exerçant au Burundi. Et la meilleure façon de le faire est de quitter le bureau pour aller vivre avec l’entrepreneur les vraies réalités qui l’entourent au quotidien.”
Il a ensuite fait savoir qu’actuellement, le gouvernement est dans la logique d’identification et de promotion des produits d’exportation qui peuvent générer des devises au pays: “La peau et le cuir peuvent constituer l’une des sources de ces devises, une fois que ce secteur est bien organisé.” D’où cette visite pour voir les éléments clés sur lesquels le pays pourrait se baser pour mieux organiser ce secteur.

Soulignant les contraintes environnementale du secteur, M. Butore a aussi précisé que les responsables de ces entreprises lui ont parlé d’un défi lié au manque de matières premières. Les quantités de peaux qu’ils collectent sont de loin inférieures à celles qu’ils désirent.
Ce qui est étonnant pour M. Butore, “au vu d’animaux (bovins, caprins et ovins) qui sont abattus chaque jour ou chaque semaine ainsi que les quantités de peaux”. Cela suppose qu’il y a peut-être un surplus clandestin de peaux d’animaux d’abattage qui va vers l’extérieur.
Il a, à cet effet, demandé aux responsables des ministères en charge du Commerce, de l’Elevage et de l’Office burundais de recettes (OBR) de travailler en synergie, quitte à ce que si la peau ou le cuir est exporté, que cela se fasse à travers un canal bien connu, pour que les recettes issues de cette exportation retournent au pays, ou alors, a-t-il poursuivi, s’il s’agit des peaux ou des cuirs qui sont acheminées vers l’usine de transformation des produits finis, que cela soit fait dans le respect des lois et règlements qui sont en fonction dans le pays.

Selon toujours M. Butore, une fois bien organisé, ce secteur peut concurrencer le café et le thé car, d’après des informations d’expositions antérieures, le cuir et la peau du Burundi sont bien appréciés sur le marché international, en commençant par la sous-région, où un kilogramme de cuir issu d’un bovin coûte 1 $ au moment où celui du cuir issu d’un caprin tourne autour de 2,8 à 3 $. Signalons que l’AFRITAN a commencé à produire des chaussures de toutes sortes à partir des peaux de chèvres et de vaches. La peau de chèvre s’achète à 5.500 FBu le kilo, tandis que celle de vache est achetée à 1.000 FBu le kg.

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