Éducation

L’Ecole Doctorale ou le matériel d’abord?

L’université du Burundi vient de procéder au lancement de l’école doctorale alors que les Technologies d’Information et de la Communication (TIC) ne sont pas encore développées au sein de cette institution publique

Universite du Burundi, Campus Mutanga

« La mise en œuvre des programmes des écoles doctorales nécessite d’abord le développement des capacités matérielles », déclaration de Pierre Ndamama, Expert national de la Technologie d’Information et de la Communication lors de la conférence internationale tenue à Bujumbura sous le thème : « Le rôle de la recherche et développement dans les universités africaines dans la réalisation des objectifs du développement durable ». Selon les participants, l’Afrique n’a pas encore une histoire des sciences technologiques d’innovation. « Nous avons besoin plus de connaissances pour faire les recherches », affirme Almy Konte, Expert principal en politique d’innovation. « L’université est l’un des principaux acteurs du système de recherche et d’innovation », ajoute-t-il après avoir précisé que les universités africaines ont une faible croissance de recherche.

Au Burundi, bien que les paramètres indicateurs reflètent une situation fortement améliorée des Technologies de l’Information et de la Communication, l’université du Burundi est encore loin dans l’utilisation des TIC. Selon lui, la culture des TIC peu développée chez les enseignants comme chez les étudiants constitue un obstacle majeur aux recherches.

Des suggestions

« Si les universités doivent être impliquées dans tous les coins internationaux pour des recherches, il doit y’avoir d’abord le renforcement des capacités matérielles », proposition de KAKANA Pascal, Professeur à l’université du Burundi. Selon Pierre Ndamama, une stratégie nationale de développement des TIC comme des outils d’enseignement s’avère nécessaire car la manipulation des outils informatiques n’est pas développée à ladite institution. Et de dire: « A cela s’ajouterait la détaxation des terminaux TIC pour réduire les taux d’acquisition en TIC ».

Quant à Pierre Ndamama : « Au niveau de l’université du Burundi, il doit falloir beaucoup d’investissements pour soutenir les TIC ».

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