Économie locale, Société

Nouvelle technique de vulgarisation du riz chez FIDA

Le Fond International de Développement et d’Agriculture (FIDA) s’engage à renforcer la capacité des rizicultures dans le projet Programme National pour la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural de l’Imbo et du Moso (PNSADR-IM)

Dans la pépinière rizicole de Buhinyuza en zone Kinama de la commune Ntahangwa, 79 agricuteurs de riz regroupés dans 4 Champs Ecole Producteur (CEP) sont, depuis avril, en train d’apprendre le Système de Riziculture Intensive (SRI). « Dans ce système, nous utilisons une nouvelle approche dite CEP pour initier les producteurs à des innovations techniques », annonce de Thérence Niyondagara, chargé du PNSADR-IM. « Grâce aux 15 maîtres formateurs provenant des différentes Directions Provinciales de l’Agriculture qui ont été formés par un spécialiste béninois, ces 79 agriculteurs ont pu à leur tour bénéficier de ces connaissances», ajoute-il.

Selon les cadres des Directions Provinciales de l’Agriculture et de l’Élevage (DPAE) qui ont reçus la formation, le CEP est une approche comparative entre la pratique dite paysanne et le Système de Riziculture Intensive qui est une méthode mieux adaptée pour aider les riziculteurs à rompre avec l’ancienne pratique. « Un des résultats attendus du Champ Ecole Producteur est que le producteur soit autonome par rapport à la vulgarisation », souligne Nicélathe Zakana, chargée du service production végétale dans la DPAE de Rutana. Selon les témoignages de ces mêmes cadres, le SRI donne aux agriculteurs une bonne production sans faire beaucoup de dépenses. « Le système n’exige pas beaucoup de semences comme c’est le cas pour l’ancienne pratique : une seule graine peut produire suffisamment pourvu qu’on respecte la règle d’or », éclairage de monsieur Edmond Uwobikundiye de la DPEA Cibitoke.

Satisfaction et doléance des facilitateurs formés

Les producteurs de riz qui ont été formés et encadrés par les maîtres formateurs dans le périmètre rizicole de Buhinyuza prouvent leur satisfaction en relevant les bienfaits du SRI.” Nous dépensions autrefois plus sans toutefois attendre une récolte abondante qui peut récompenser les efforts fournis et le coût de moyens engagés“, précise madame Jacqueline Niyonzima, Représentante du CEP associé Tujehamwe. “Aujourd’hui, nous avons déjà constaté que par le SRI, la production est de loin grande que celle qu’on recevait pour l’ancienne pratique.”, ajoute-t- elle.

Cependant, nous avons à réclamer. « Le SRI exige une fumure organique, nous demandons au gouvernement et à toute personne physique ou morale qui en est capable de nous donner des bétails pour avoir facilement les fertilisants », demande de madame Survie Ndayirorere, Représentante du CEP associé Terimbere.

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