Sécurité au Burundi

L’indignation de la police burundaise face à la libération des criminels par certains responsables judiciaires

Le porte-parole de la Police nationale burundaise (PNB), le commissaire Pierre Nkurikiye, a déclaré que la police est déçue de constater que certains criminels arrêtés sont, quelques temps après, libérés par certains responsables des services judiciaires.

Commissaire Pierre Nkurikiye, porte-parole de la PNB

Au cours d’une conférence de presse tenue jeudi 13 Juillet 2017, il a fait savoir que cette déception est d’autant plus grande que la police se donne corps et âme pour éradiquer la criminalité.
Pour illustrer ses propos, le porte-parole de la police, M. Pierre Nkurikiye a donné quelques exemples tirés de l’actualité. Le premier cas concerne un groupe de sept personnes arrêtées avec des fusils au mois de mars à Makamba. Ces gens s’apprêtaient à commettre des crimes. Deux parmi eux qui ont été arrêtés de nouveau viennent d’être libérés par la Cour d’appel de Bururi. Les deux suspects ont bel et bien affirmé à la presse qu’ils ont été acquittés par la justice.

Un autre cas pointé du doigt concerne les criminels qui ont lancé dernièrement des grenades à Musaga faisant deux personnes tuées et plusieurs blessés. Or, déplore la police, les personnes appréhendées pour ces crimes ont été relaxées par le parquet. Dans tout cela, a précisé, Pierre Nkurikiye, « ce qui est déplorable est que ces criminels une fois relâchés, ils se vantent et cherchent surtout à commettre d’autres forfaits pour se venger contre tous ceux qui ont contribué à leur arrestation ».

Le porte-parole de la police nationale a également fustigé la libération des voleurs et des escrocs. Il a cité le cas du nommé Shabani Ndayishimiye qui vient d’être arrêté à Vumbi en province de Kirundo (nord du Burundi) alors qu’il s’apprêtait à franchir la frontière pour se rendre au Rwanda avec un montant de 150 millions de Fbu.

Deux jours seulement après son arrestation, huit personnes physiques et morales se sont déjà présentées à la police pour se plaindre contre ce monsieur pour une affaire de gros montants d’argent. Parmi les personnes victimes de cette escroquerie figure le groupe de danseurs du chanteur Kofi Olomide, qui vient d’organiser des concerts à Bujumbura. Ces danseurs sont retenus pour n’avoir pas pu payer les frais d’hôtel. Ces frais devraient être payés par Shabani Ndayishimiye.

Le porte-parole de la police a indiqué qu’il avait, par le passé, été appréhendé plusieurs fois pour des cas d’escroquerie. Elle lui reproche également de diffuser des propos diffamatoires à l’endroit de certaines personnes à travers Empire Media Group dont il dit être responsable. Des démarches sont en cours pour vérifier si ce medium est régulièrement inscrit dans le registre du Conseil national de la communication (CNC).

Face à cette situation, le porte-parole de la police souhaite de tous ses vœux que la quadrilogie (Forces de l’ordre, la Justice, l’Administration et la Population) soit réactivée pour prévenir et réprimer efficacement la criminalité. Il a également dénoncé un cas de flagrance de vol à la poste centrale de Bujumbura dont l’auteur a été libéré en trois jours.

One Comment

  1. Vous avez de la democratie mes chers Burundais, de la democratie ne laissez pas ce mot precieux vous echapper! J suis Rwandais!!

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