Économie locale

Grognes chez les vendeurs de rue

Diverses lamentations subsistent chez les commerçants ambulants malgré les efforts fournis par les administrations communales de la mairie de Bujumbura pour délivrer l’extrait du registre de commerçant ambulant

«La police continue la chasse, et quand nous leur montrons les badges, ils rétorquent en disant que nous ne sommes pas en ordre »

Les vendeurs de rue réclament du respect lors de l’exercice de leurs activités. « Nous avons actuellement des badges mais quelques problèmes restent à être résolus », manifestation d’insatisfaction des commerçants ambulants. « Nous sommes obligés de circuler dans la ville loin des stationnements de bus et du centre ville spécialement aux alentours de l’ex-marché central  de Bujumbura», déplore un vendeur. Comme le témoignent ces vendeurs, il ya des vendeurs qui sont en ordre mais qui, actuellement, sont en prison. «La police continue la chasse, et quand nous leur montrons les badges, ils rétorquent en disant que nous ne sommes pas en ordre », témoignage d’un vendeur de rue.

« Nous demandons à l’administration communale de sortir un petit bouquet de règles à suivre lors de l’exercice de nos activités pour contrecarrer les manœuvres frauduleuse de la police», réclament les jeunes qui pratiquent le commerce ambulant tout en alléguant: « Certains commerçants sont arrêtés alors qu’ils sont en ordre ».

A ces grognes s’ajoutent celui d’une catégorie de vendeurs de rue qui réclament d’être reconnus comme les autres. « Nous nous sommes rendus au bureau du chef de la commune Mukaza pour se faire inscrire, mais on nous a répondu que les effectifs sont déjà atteints. », déplorent certains vendeurs.

Avis de l’Administrateur de la commune Mukaza

Désiré Mazimpaka, Administrateur de la commune Mukaza nie ces propos : « Ce n’est pas l’administration communale qui s’occupe de savoir qui est enregistré et qui ne l’est pas», dit-il. Et d’ajouter: « La gestion des commerçants ambulants et des problèmes qu’ils rencontrent lors de l’exercice de leur activité incombe aux représentants de leurs associations », éclaire -t-il. Selon monsieur Mazimpaka, l’administration communale ne se contente qu’à délivrer des extraits du registre des commerçants ambulants gratuitement comme l’a ordonné le ministère du commerce. « Nous ne donnons des extraits qu’aux seuls commençants se trouvant sur la liste soumise par l’association, ils n’ont donc qu’à approcher leurs représentants », indique l’Administrateur de la Commune Mukaza.

Quel est le sort des commerçants ambulants qui ne sont pas en ordre alors qu’ils le désirent?

Proposition pour régler la question

Vianney Niyiragira, qui représente l’Association pour la Promotion et l’Encadrement des Entrepreneurs burundais (APEEB) suggère aux commerçants ambulants qui n’ont pas encore été inscrits de se faire enregistrer dans d’autres communes. « Nous ne voulons pas beaucoup de commerçants qui circulent dans le centre ville pour des raisons de sécurité », protestation du Représentant de l’APEEB.

Remarquons que pour le délai de 6 mois donné par le ministère du commerce, il ne leur reste qu’un seul mois. Mais quel sera le destin de ceux pour qui, le délai va expirer avant qu’ils ne soient enregistrés?

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*