Diplomatie

“Il n’y a pas eu de fouilles-perquisitions dans les résidences des diplomates à Kiriri”

Le ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale dément qu’il y ait eu des fouilles-perquisitions dirigées contre les résidences des diplomates des missions diplomatiques et consulaires accréditées au Burundi dans la matinée du 19 juin 2017 au quartier résidentiel de Kiriri, dans la zone urbaine de Rohero. 

La déclaration a été faite par l’ambassadeur Bernard Ntahiraja à l’Agence burundaise de presse (ABP): “Cette information n’est pas correcte et est carrément fausse”, estime l’assistant du ministre burundais des Relations extérieures ce mardi 20 juin 2017. “Ce qui a été fait hier, c’est que dans le cadre de ses activités de routine, la police nationale a tout simplement organisé des fouilles dans le quartier de Kiriri comme elle le fait ailleurs dans d’autres localités du territoire burundais, notamment dans Bujumbura-Mairie. Et, comme vous le savez, dans un quartier déterminé, il n’y a pas que des Burundais qui y résident, mais peuvent y habiter aussi d’autres personnes, dont des expatriées”, a-t-il expliqué. Au cours de cette opération policière, a-t-il insisté, “aucune résidence d’un diplomate n’a été fouillée”.

L’ambassadeur Ntahiraja a saisi l’occasion pour réaffirmer que le Burundi respecte la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques (signée en 1961) et sur les relations consulaires (signée en 1963) auxquelles il a souscrit depuis plusieurs décennies. Cette Convention de Vienne astreint toutes les parties signataires à respecter le prescrit de la “non violabilité” des résidences des missions diplomatiques et consulaires accréditées dans un pays donné.

“A ce sujet, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Burundi m’a appelé au téléphone et, sur base des informations que j’avais déjà recueillies auprès des autorités compétentes policières, je l’ai tranquillisé en lui disant que les activités qui étaient en train d’être menées à Kiriri étaient des activités habituelles de la police relatives à des fouilles dans une localité donnée, mais que le Burundi respecte scrupuleusement les clauses de la Convention internationale de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires”, a-t-il ajouté.

Selon M. Ntahiraja, l’ambassadeur de l’UE au Burundi, Wolfram Vetter, a apprécié le fait qu’il n’y ait pas eu de fouilles dirigées contre les résidences des diplomates.

One Comment

  1. Ntahitangiye

    Que les autorités burundaises se rendent compte que tout geste qu’elles font est récupéré, interprété pour les nuire et les distraire par des gens qui ont un mandat de salir le Burundi.
    Si aucun diplomate ne se plaint que les forces de sécurité ont fouillé dans sa résidence, pourquoi parler à la place des diplomates ?
    Y-a-t-il aussi des défenseurs des droits des diplomates comme il y en a des défenseurs de droits de l’homme ?
    Les droits de chaque diplomate ne sont-ils pas défendus par son pays d’origine ? Sont-ils défendus par la presse ?
    Vive la liberté de cafouillage et de la confusion totale appelée “Liberté d’expression”!
    Les technologies de l’informations et de la communication avec les réseaux sociaux donnent la parole à un délinquant de la rue au même titre qu’ un Président de la République, qu’un Professeur d’Université, qu’un Prix Nobel etc..
    Tout monde parle au monde entier en toute liberté même si en temps normal on devait tout simplement être giflé et corrigé pour ce qu’on est en train de dire.

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