Culture, Éducation, Société

FESTICAB, déterminé à promouvoir des débats dans les écoles secondaires du Burundi

Depuis 2016, le Festival International du Cinéma et de l’Audio Visuel du Burundi (FESTICAB) organise des tournées cinématographiques dans les écoles techniques et secondaires du Burundi. Occasion pour les élèves de faire des débats et analyses thématiques.

Léonce Ngabo, Président du Festicab

Des films court-métrage présentés dans le Festival sont retro projetés dans des Lycées et Collèges. « L’objectif de ces tournées est de sensibiliser les enfants le plus tôt possible à affronter certains sujets de la vie sociale non développés dans les programmes de l’enseignement de base et secondaires au Burundi», explique Léonce Ngabo, Président du Festicab à la sortie d’une salle de projection au Lycée Bururi. Et d’indiquer que le thème pour cette année est : « Cinéma et droits de la femme »

Après projection, les élèvent s’expriment sur les problématiques sociales et surtout les violences basées sur le genre, les droits de l’enfant et égalité des chances chez l’homme que chez la femme.

« Pour moi, c’est une occasion de révéler ce que je pense sur ce que j’entends autour de moi», fait savoir Niyibizi Laurant, un élève de la 2e année en Scientifique B, au Lycée Bururi

Les thématiques à débattre changent en fonction du thème de l’année choisi par Festicab. Alors que cette année est dédiée aux droits de la femme, le thème de l’année suivante sera centré sur l’entrepreneuriat chez les jeunes. Ce qui sera une occasion pour le Festicab d’enseigner aux jeunes comment ils peuvent commencer et développer leurs propres idées et gagner leur vie.

Valeur des débats à l’école

« C’est à travers les débats que les élèves ont une occasion de s’exprimer sur des problématiques générales de la vie sociale. Ce qui, par après les préparent à savoir comment affronter les difficultés qu’ils auront à faire face au milieu du travail après leurs études», indique l’animatrice des débats, Maître Amandine Inamahoro.

Selon le directeur du Lycée de Bururi, les occasions des échanges sont très importantes dans les écoles car les thématiques développées traitent la vie sociale de tous les jours.

Il importe de signaler qu’au cours de ce second round de la tournée cinématographique organisée par Festicab au Burundi, les films court-métrages projetés ont été réalisés et produits par les enfants journalistes formés et encadrés par l’UNICEF-Burundi en collaboration avec le Festival International du Cinéma et de l’Audiovisuelle du Burundi Festicab.

One Comment

  1. Ntahitangiye

    “. « L’objectif de ces tournées est de sensibiliser les enfants le plus tôt possible à affronter certains sujets de la vie sociale non développés dans les programmes de l’enseignement de base et secondaires au Burundi»”
    L’un des grands problèmes de notre monde est que quelques personnes se sont retrouvées pour décider de diviser la société humaine (diviser pour régner ?).
    Au départ il y a eu ce qu’on appelé droits de l’homme (hommes, femmes, enfants ); après il y a droits de la femme et droits de l’enfants. Cela voudrait dire que les droits de l’homme ne concernent que les hommes sans les femmes et les enfants ? Les femmes et les enfants sont considérés toujours comme des victimes et plusieurs organisations se sont formées pour défendre leurs droits (ou pour les utiliser en cas de besoin ?).
    Dans certains pays un père peut faire la prison pour avoir corrigé son enfant. Personnes n’ignore qu’il y a des femmes qui tuent même leurs maris. Dans certains pays quelques hommes se sont groupés en défenseurs de droits des hommes.
    Ainsi de la déclaration universelle des droits de l’homme on a aujourd’hui droits des hommes, droits des femmes, droits des enfants, droits à la parole (liberté d’expression) droits des minorités etc.jusqu’aux droits de la nature, des animaux, des espèces rares (en disparition) etc.

    On ne parle jamais de droits de l’homme quand les uns sont des milliardaires et que les autres ne peuvent pas trouver de quoi acheter un médicament, quand les uns jettent la nourritures et les autres meurent de faim, quand les uns ont des gratte-ciels et les autres sans domiciles, quand les uns sont hautement industrialisés et les autres maintenus dans le sous-développement chronique etc.
    C’est un monde malade.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*