Économie locale

Denrées alimentaires: pas d’impacts significatifs malgré la récente ordonnance de détaxation

L’ordonnance ministérielle numéro 540/769/2017 du 12 mai 2017 portant exonération des droits de douane, de Taxes sur la Valeur Ajoutée et la Redevance Administrative sur certaines denrées alimentaires récemment sortie par le ministre ayant les finances dans ses attributions n’a pas encore produit des effets marquants.

Pour la période allant du 27 avril au 27 juillet: le riz, les graines de mais, le manioc, la farine de maïs et du manioc et le haricot sec sont exonérés des droits de douane, de Taxes sur la Valeur Ajoutée et la Redevance Administrative. Cependant, deux semaines après la sortie de l’ordonnance, les vendeurs et les acheteurs grognent. « La détaxation n’a pas encore produit le résultat que nous attendions. Celle-ci n’a produit des effets que sur le prix du haricot sec seulement au moment où les prix des autres denrées n’ont pas changé », déplorent les acheteurs rencontrés au marché de Ruvumera. Et d’indiquer : «Le prix du haricot jaune qui auparavant était acheté à 2000Fbu, se vend aujourd’hui à 1600Fbu  le kilogramme. Le prix du haricot communément appelé Kirundo vient de passer de 1500 à 1100 Fbu le kilogramme, le haricot Kinure qui se vendait à 1700Fbu, s’achète actuellement à 1200Fbu le kilogramme».

Aux marchés de Ruvumera et chez Siyoni, le riz tanzanien de première qualité s’achète toujours à 2800Fbu par kilogramme, le riz communément appelé umuzambiya se vend à 1800fbu le kilogramme, la farine de maïs s’achète entre 1500Fbu et 1800Fbu, la farine du manioc se vend à 1400Fbu le kilogramme. « Le prix du riz, de la farine de maïs et du manioc n’a pas changé malgré la récente ordonnance du ministère ayant les finances dans ces attributions», témoigne un vendeur trouvé au marché chez Siyoni.

Au gouvernement de suivre de près cet état des choses

Les acheteurs estiment que la pénurie du carburant serait l’un des problèmes majeurs ayant conduit au blocage du transport des denrées alimentaires détaxées. « Si le Gouvernement a pris une décision de détaxation sur certains produits alimentaires, il faut aussi du carburant pour que les burundais puissent s’en approvisionner», considération du consommateur Aboubakar Nibaruta. Et de recommander : « Le gouvernement doit faire du suivi afin de voir si la détaxation des denrées alimentaires citées dans l’ordonnance n’a pas donné occasion aux commerçants mal intentionnés d’accumuler des gains illicitement », ajoute t-il.

Il importe de rappeler que cette mesure a été prise compte tenu du déficit alimentaire causé par des aléas climatiques lors de la saison culturale A.

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