Société

Célébration de la journée internationale du travail : inassouvissement chez les travailleurs

Le Burundi s’est joint, ce lundi 1er mai, au monde entier pour célébrer la journée internationale du travail et des travailleurs. Cela étant, nombreux travailleurs vivent dans des conditions détestables.

Tharcisse Gahungu, Président du Syndicat des Travailleurs
Tharcisse Gahungu, Président du Syndicat des Travailleurs

«Les inégalités entre les travailleurs et les déséquilibres entre les salaires et le coût de la vie, tels sont les grands problèmes qui hantent les travailleurs burundais», déplore Tharcisse Gahungu, Président du Syndicat des Travailleurs. D’après lui, les bonnes conditions des travailleurs favorisent un bon rendement du travail : «C’est déplorable de voir qu’il y’a une catégorie des travailleurs pour laquelle l’harmonisation des salaires est oublié», ajoute t-il.

Monsieur Tharcisse Gahungu montre que pour certains travailleurs, les salaires ne peuvent pas couvrir toutes les charges nécessaires de la famille ni même répondre aux besoins primaires. Selon toujours le Président du Syndicat des Travailleurs au Burundi, des disparités salariales entre les travailleurs ayant les mêmes compétences professionnelles et mêmes diplômes persistent encore dans certains secteurs et cela ne va sans incidence sur l’économie du pays. «Certains travailleurs de la fonction publique ont vu leurs salaires améliorés au moment où pour certains d’autres leurs salaires n’augmentent pas», souligne le Président du Syndicat des Travailleurs. Et de faire éclairer qu’une telle situation est démoralisante pour les uns.

Desiderata et satisfaction

Quant à la suspension de l’octroi des annales, Tharcisse Gahungu signale que la mesure a été prise sans que les syndicats ne soient consultés, ce qui est en désaccord avec certaines conventions internationales. « L’Etat devrait instaurer une politique non divisionniste pour encourager tous les travailleurs. Cela aura sans doute un impact positif sur la rentabilité des travailleurs», mentionne Tharcisse Gahungu. Nonobstant, il salut le pas déjà franchi par l’Etat dans le dialogue social, ce qui marque une avancée en ce qui concerne le respect des droits des travailleurs.

La promotion d’emplois et le renforcement des dialogue est aussi un bon moyen de motiver le travailleur burundais selon Monsieur Gahungu. «Cela aboutira sans doute au développement de l’économie du pays ». Selon toujours le Représentant du Syndicat des Travailleurs, une politique qui mette en avant les intérêts du travailleur est une condition sine-qu’anone pour le bon rendement. «L’employeur et les travailleurs doivent, dans leurs relations d’interdépendance créer un environnement propice au travail», souhait de Monsieur Gahungu. Et d’ajouter : «C’est en s’acquittant honnêtement chacun de ses obligations que les deux groupes pourront développer l’économie du pays à travers le travail».

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