Sécurité au Burundi

Vols des câbles électriques de la Regideso: la complicité des travailleurs journaliers en question

Jéroboam Nzikobanyanka, DG de la Regideso écarte l’hypothèse qu’un employé de la Regideso qui irait jusqu’à aller déterrer les câbles électriques à la faveur de la nuit, mais soupçonne la complicité des travailleurs journaliers dans le sabotage des installations de sa société.

©IKIRIHO – Fils de la Regideso déterrés

« Il est interdit de mettre ces câbles en l’air. Pourquoi ce travail qui a été fait il y a trois semaines et ce câble se balade en l’air ?”, explose le DG de la Regideso, avant d’ajouter: “Pour qu’un agent de la Regideso aille sur terrain, il doit avoir un ordre de mission dûment signé par ses responsables, les outils, le matériel pour faire ces réparations. Or j’ai été étonné de voir que ce câble est en l’air, c’est dangereux et ça peut exposer la vie des gens ».

Explosion de colère du DG Nzikobanyanka après constat que des câbles volés dans le quartier Kigobe (nord de la capitale) dans les parages de l’ambassade des États-Unis et de la Cour Constitutionnelle dans la nuit de ce mercredi 12 avril n’étaient enterrés qu’à quelques centimètres de la surface du sol.
Le technicien de la Regideso qui a supervisé les travaux a eu du mal à faire comprendre à son DG que « le travail a été fait à la hâte, juste pour question de dépannage car la Cour Constitutionnelle manquait de courant suite à un vol de câbles à ce niveau».

Il y a peut-être la complicité des journaliers

Le DG s’est montré intraitable face aux explications de son employé : « Je demande au technicien de s’explique devant la police ». Sur quoi, la presse a voulu savoir s’il n’y aurait pas effectivement complicité des agents de la Regideso dans le vol de câbles.« Tout n’est pas rose. Mais je peux dire qu’aucun agent de la Regideso ne peut se permettre de venir pendant la nuit et creuser un câble sous-terrain. Il y a peut-être la complicité des travailleurs journaliers ».

Et pour étayer son hypothèse, il citera le cas d’un journalier au quartier Kinindo, tout affublé en employé de la Regideso, qui s’était introduit dans une cabine pour retrancher les équipements de la Regideso. « C’est pour cela que parfois les gens disent que les gens de la Regideso sont impliqués dans le sabotage des installations. »
Et d’expliciter davantage : « La Regideso est une grande entreprise qui est présente dans tout le pays et qui emploie beaucoup de journaliers. Ces derniers sont nombreux et ils connaissent là où se trouvent les équipements sous-terrains ou aériens ».

Au constat que le vol se fait dans des endroits stratégiques (parages de la Cours Constitutionnelle, Boulevard du 28 Novembre, parage du Sénat, route vers l’Aéroport), le DG Nzikobanyanka répond : « Les installations de la Regideso qui sont dans la brousse ou dans des endroits éloignés (Rubirizi, Gatumba) ne sont pas pillées. Ce n’est pas normal que ces vols se fassent tout près des institutions stratégiques et sur les routes stratégiques du pays. Ça ternit l’image de notre pays. Tout le monde doit combattre ce fléau ».

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