Économie locale, Publi-reportage

«Il faut un financement accru de la BNDE pour un développement plus soutenu du monde rural »

Fonds publics et/ou privés, recours aux partenaires historiques et potentiels… les stratégies pour pérenniser l’action historique de la Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE) auprès du monde rural ne manquent pas. Des mesures recommandées lors de l’atelier du 5 avril dans le cadre de la semaine dédiée au cinquantenaire de cette banque.

Entrée de la BNDE

Deux thèmes lors de l’atelier d’échange de mercredi 5 avril : « La place des banques de développement dans les économies nationales : à quelles conditions ? » et « Le financement du secteur agricole : les défis et perspectives, quelles stratégies ? »
Au terme des débats bien animés, les participants ont exhorté l’autorité publique de continuer à concourir au développement économique et social du Burundi et plus particulièrement en milieu rural.  « Nous demandons à l’État de soutenir la BNDE car l’agriculture a besoin d’être financée et développée dans un esprit qui va de l’avant et qui va franchir même le défi de la démographie ». Plaidoyer de Denise Sinankwa, présidente de la Commission Économique et Sociale. Dans cette optique, Mme Sinankwa préconise des fonds nationaux de garantie qui ont plus de pérennité.

L’ancien Vice-Président du Burundi et ancien Président-Directeur Général de la BNDE, Matthias Sinamenye se voudra encore plus pragmatique. Pour lui, l’engagement renouvelé de l’État à appuyer la BNDE devrait se matérialiser notamment par une prise en compte des besoins en ressources financières de cette institution dans le budget de l’Etat. « La prise en compte des besoins en ressources financières de la BNDE dans le budget de l’Etat permettrait de financer effectivement le secteur agricole. Le financement du secteur agricole est un aspect important de la politique agricole ».

Autres stratégies pour plus de financement de la BNDE

Selon toujours M. Sinamenye, pour mieux servir le monde rural et spécialement l’industrie agro-alimentaire, « la BNDE devrait mettre en avant des financements croisés faisant intervenir les capitaux publics et privés au profit des organisations des producteurs agricoles ».
Bien plus, pour les participants, la BNDE doit aussi renforcer son partenariat avec les organismes tant nationaux qu’internationaux pour faciliter le financement du monde rural et créer les synergies productives. Ils invitent aussi la BNDE à s’investir dans le financement des chaînes de valeur pour permettre à l’ensemble du secteur financier d’atténuer les risques.

L’ensemble des participants à cet atelier a souhaité “longue vie à la BNDE” compte tenu de ses particularités et en sa qualité de bras droit des pouvoirs publics dans la mise en œuvre des projets prioritaires de développement. « Certes, la BNDE vient de tourner une page de son histoire mais elle doit en écrire une nouvelle. Il lui appartient de l’écrire en rouge ou en vert et c’est aujourd’hui de faire son choix puisqu’elle n’a pas droit à l’erreur après avoir survécu pendant 50 ans, là où les autres ont échoué », dira Bonus Kamwenubusa, Premier Président-Directeur Général de la BNDE.

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