Environnement

Travaux communautaires en mairie de Bujumbura : un engouement toujours decrescendo

Plus de rigueur comme avant la crise de 2015 pour amener les citadins  à s’adonner aux travaux communautaires comme avant la crise de 2015. L’administration blâme le manque de législation en la matière.

Centre-ville,ce samedi 8 avril, 8 heures. Les bus débarquent de passagers aux différents parkings.  Rares sont ceux qui embarquent. Et pour cause : c’est le week-end.  Pas de fonctionnaires dans les bureaux.  Les  magasins sont fermés. La ville semble morose, peu animée.

Bien des citadins s’en accommodent pourtant de cette situation. «  Au moins les bus circulent  avant 10 heures, moment de fin des travaux communautaires. Les gens sont plus nombreux au centre-ville qu’avant la crise de 2015. C’est qu’après les élections de 2015, plus de barrage de la police à chaque carrefour ou au différents ponts ». Propos d’un convoyeur de bus qui  dit être content que la police ne soit plus sollicitée pour empêcher le transport en commun interurbain.

« Bientôt, même les magasins ouvriront les portes avant la fin des travaux communautaires », lance un passager.  Un autre de s’écrier : «Les samedis, les gens restaient au lit et rares sont ceux qui faisaient les travaux communautaires. Par ailleurs, les gens en voitures étaient autorisés à circuler  comme si les travaux communautaires étaient une affaire de petites gens ».

Un autre citadin constate lui  que les travaux communautaires sont une affaire de  militants du parti au pouvoir et de petites gens : vélos-taxis, chauffeurs de tricycles.

Pas de loi sur les travaux communautaires

Désiré Mpazimana, administrateur de la commune urbaine de Mukaza rejette l’observation comme quoi les travaux communautaires ne se font pas dans sa circonscription.  « J’en profite pour rappeler aux gens que c’est pour la propreté de nos rues, notre quartier qu’on fait ça ».

Freddy Mbonimpa, maire de la ville de Bujumbura  reconnaît ce peu d’engouement pour les travaux communautaires et tente une explication. « Il n’y a pas de loi qui régit les travaux communautaires ce qui complique leur faisabilité.  Tout ce qu’on peut faire, c’est sensibiliser les gens à d’adonner davantage  à ces travaux ».Et de faire remarquer que le dernier samedi du mois est réservé aux travaux de propreté, « la mairie exige que les routes soient fermées à la circulation pour la propreté des rues et  toute la voierie ».

Quant à Thérence Ntahiraja, secrétaire permanent au Ministère de l’Intérieur, il reconnaît lui aussi qu’il n’y a pas de loi sur les travaux communautaires. « Les Burundais doivent  agir en bon patriotes et savoir que les travaux communautaires sont là pour leur intérêt ». Et de glisser : « Comme  tous les 119 administrateurs  communaux du pays sont  issus du parti CNDD, les gens ont tendance à interpréter les travaux communautaires comme une activité du parti au pouvoir. Par ailleurs, ce n’est pas étonnant que les membres du parti au pouvoir  soient les plus nombreux lors des travaux communautaires ».

3 Comments

  1. Ntahitangiye

    Quelqu’un disait en parlant des pays sous-développer:
    “Si vous leur donner du riz à se partager ils vont s’entre-déchirer
    Mais si vous leur donnez un projet commun à réaliser ils vont s’aimer”.
    Question:
    Qu’est-ce que nous avons eu, nous les Burundais ?

  2. Jean-Marie

    Ce serait interressant de savoir le taux de participation des habitants des quartiers dits être menacés par l’ érosion.
    Quant à dire que c’est une activité du parti a pouvoir, quand bien même cela serait vrai, c’est un platforme doré pour amener les membres du parti à travailler ensemble et se cotoyer, pourquoi donc l’ opposition n’exploite pas cette opportunité? C’est cela frapper d’une pierre deux coups.

  3. Ndaruzaniye

    Continue a ameliorer les travaux coomunautres. Discuter les problemes liees aux travaux comm. DANS 10ANS, CI CA CONTINUE, LES TRAVAUX COMMUNAUTAIRES SERONT PLUS MODERNES, PLUS ÉLABORER. MEME LES ABADASIGANA-UPRONA Y PARTICIPE.
    Reveiller vous donc les petits, ouvre le cerveau. En peu de recompese pour ceux qui se presente, at travaille. Tres bon exemple aux autres africains.

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