Société

Jusque-là libre d’accès, la plage près du port de Bujumbura sera désormais payante et “clean”, promet le Maire

Grillage métallique avec traverses en bois laissant la brise du lac se répandre dans tous les environs, podium, latrines environnementales: quelques transformations en cours à la plage entre l’Hôtel du Lac Tanganyika et le port.

Vue partielle de la “Petite Plage” …

« Nous voulons que la plage soit plus attrayante ». Éclairage du maire de la ville, Freddy Mbonimpa  au sujet des transformations en cours à cette plage publique où même des citadins de conditions modestes pouvaient venir se prélasser ou jouer au football de plage et du volley beach surtout les weekends.

Et pour rendre cette plage plus attractive, le maire est conscient  qu’il faut augmenter le degré de salubrité. «  Plus question de déchets de toutes sortes qui se déverseront  ou seront jetés dans le lac ». D’où la cession de la gestion de  cet espace  à un exploitant privé. Celui-ci a signé un partenariat avec la brasserie et limonaderie du Burundi (Brarudi) qui est en train d’installer des latrines environnementales. L’exploitant s’occupera du nettoyage du sable.

Toujours dans son objectif de rendre la plage plus attractive, la mairie a songé à la sécurité des gens qui fréquenteront cet espace. Un parking payant est en train d’être aménagé.

Plus jamais une plage publique ?

A la question si la clôture n’ôtera pas le caractère public à cette plage, le maire Mbonimpa fait d’abord observer que cette plage se situe à quelques mètres de la gare routière, parking de poids-lourds et surtout de camions citernes chargés de produits inflammables. D’où la raison d’être de cette clôture qui est en train d’être érigée tout le long de la route. « Il y aura des entrées bien connues. Plus de gens qui vendront des boissons à l’extérieur de cette clôture. Sécurité oblige », dira M. Mbonimpa. Et de rappeler qu’il fut un temps, les alentours de la gare routière fut interdits à la circulation même des piétons.

Des soucis sur le caractère public résident aussi dans le fait que pour accéder à la plage,  des droits d’entrée seront exigés. Ce à quoi le maire répond : « Vu les investissements consentis par la Brarudi, l’exploitant devant payer 20% du coût total, 500 Fbu ou tout au plus 1000Fbu ne seront pas des droits d’entrée exorbitants. Cela n’ôte en rien  caractère public à cette plage ».

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