Société

Les désespérés du nouveau palais présidentiel

Jeudi 6 avril : fin de la date buttoir pour les habitants des alentours du nouveau palais présidentiel en construction de plier bagages. Depuis le matin de ce vendredi, la police est sur les lieux.

Gasenyi (sortie nord de  la capitale sur la RN1 Bujumbura-Kayanza), périmètre  du nouveau palais présidentiel ,7h30. Une cinquante de policiers armés de mitrailleuses débarquent des pickups.  Avec courtoisie, les policiers  demandent à la population encore là de déguerpir, l’ultimatum les intimant à vider les lieux ayant expiré ce 6 avril.

Inquiétude   et résignation se lisent sur le visage des  gens  qui avaient  des parcelles dans ce périmètre d’environ trois hectares  autour de la nouvelle présidence en construction. Ce sont pour la plupart des policiers, militaires rentrés de missions de maintien de la paix à l’étranger, fonctionnaires, cadres de l’Etat et autres.  Les uns esquissaient un sourire narquois au passage de la police. «  Les bulldozers  vont bientôt démolir cet immeuble en étage. Son propriétaire  avait contracté des crédits bancaires. Il ne sait plus où donner de la tête depuis le lancement de l’ultimatum ».

Par-dessus tout, les vingt-trois ménages déjà installés dans le périmètre visé et les propriétaires des bâtiments encore en construction  s’inquiètent de ce qu’ils vont  devoir vider les lieux sans avoir été préalablement indemnisés comme leurs prédécesseurs.

Aucune autorité n’était présente sur les lieux et le chef de quartier n’a pas voulu s’exprimer aujourd’hui.

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