Société

Ikiriho clôture le mois dédié à la femme

Au dernier jour du mois dédié à la femme, flash-back sur différentes déclarations des femmes qui se sont exprimées à travers les canaux d’Ikiriho ou lors de la Journée Internationale de la Femme, le 8 dernier en province Ruyigi.

La Première Dame Denise Nkurunziza : « Soyez des femmes et mères intègres »

La Première Dame du Burundi et avant-gardiste dans la  défense de la responsabilité morale en tant qu’outil de croissance nationale, Mme Denise Nkurunziza Bucumi a un bon cœur pour le peuple burundais, en particulier ceux qui ont perdu espoir (veuves et orphelins, personnes âgées, handicapés et pauvres). Dans son discours du 8 mars 2017 lors de la célébration de la fête Internationale de la Femme, la Première Dame a exhorté les femmes burundaises à être des mères et des femmes d’intégrité pour s’occuper de leurs familles afin d’être efficaces dans leurs fonctions. En outre, la Première Dame a exhorté les femmes à avoir une influence efficace sur les défis auxquels ce pays est confronté. Pour elle, les femmes doivent être responsables et fidèles à leurs familles, ce qui en conséquence renforcera la croissance économique, sociale et le développement du Burundi.

Aimée-Laurentine Kanyana : « Il faut que les femmes aient une vision »

Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Aimée-Laurentine Kanyana est la plus jeune femme membre du gouvernement au Burundi et en Afrique. Précédemment magistrate à la Cour Constitutionnelle, Mme Kanyana a également occupé le poste de vice-présidente de la banque centrale du Burundi.

Pour la ministre, il faut que la femme ait une vision prospective qui lui permette de déterminer la lutte contre toute discrimination sociale. L’accès des femmes à l’éducation, la santé et l’emploi dans tous les domaines est d’une importance capitale pour la promotion du genre, et l’élimination des différences juridiques dans la gestion du patrimoine. « La priorisation des femmes par les services d’accueil  pour les visites de doléances, l’augmentation du nombre de femmes promues à des postes de responsabilité » sont quelques-unes  de ses actions comme ministre.

Amb. Dr Christine-Nina Niyonsavye : « La femme doit se sentir capable »

La directrice de l’Hôpital Prince Régent Charles est persuadée que  « ce que l’homme peut faire, la femme peut aussi le faire » et  que même,   pour certaines activités, la femme peut faire  ce que l’homme ne peut. « Il y a plus de femmes que d’hommes dans mon l’hôpital. On parle couramment  d’infirmière et rarement d’infirmier ».  Mme Niyonsavye martèle qu’avant tout, « la femme doit se sentir capable  partout, comme elle sent capable dans son ménage ». Et de rappeler que «  derrière un grand homme,  il y a toujours une grande femme ».

Pour rappel, en date du 16 mars, Mme Niyonsavye a été approuvée par le Sénat burundais  comme  ambassadeur. Une reconnaissance des mérites de cette femme qui met toujours en avant « la culture du résultat ».

Suzanne Ngo Mandong : « La Constitution du Burundi est progressiste sur la question de l’égalité des genres »

La Représentante de UNFPA au Burundi  avait fait le déplacement dans la province de Ruyigi (est du pays) à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, le 8 mars.   Devant la Première Dame, Mme Ngo Mandong a salué les efforts du gouvernement pour protéger les femmes.  « Sur le plan légal, on peut noter clairement que la Constitution du Burundi est une constitution reconnue comme étant progressiste en termes de consécration de l’égalité des droits entre tous les citoyens burundais, en l’occurrence les droits des femmes et ceux des jeunes filles ».

Françoise Nibizi : « Une seule journée durant toute l’année ne suffit pas »

« Normalement, les femmes  sont comme les hommes ; de sexes différents mais de cerveaux semblables,  d’après les études. Le cerveau n’a pas de sexe ». Profonde conviction de la directrice exécutive de  SaCoDé (Santé, Communauté, Développement), Françoise Nibizi. Du coup, elle  déplore qu’ « on ait donné à la femme seulement une journée durant toute l’année ».

Les actions de Mme Nibizi en direction de la fille et de la femme viennent d’être récompensées par le prix  décerné par la société pharmaceutique américaine  Johnson and Johnson, le 1er mars 2017 pour le projet d’éducation sur la santé sexuelle et reproductive « Agateka » (dignité). Ce projet aide les femmes et les jeunes filles qui n’ont pas le pouvoir de s’acheter  du « cotex » d’avoir une serviette lavable et réutilisable qui va leur permettre de vivre leurs menstruations en dignité. Une serviette que confectionne  SaCodé.

Francine Niyonsaba: “Les filles devraient s’adonner davantage au sport »

La vice-championne olympique du 800 m estime que dans le domaine du sport,  les filles est les garçons sont considérés de la même manière au Burundi. Seulement,  « les filles n’aiment pas les activités sportives au même degré que les garçons ». Pour elle,  il faut tout faire pour que les filles aiment le sport et découvrent elles aussi qu’elles peuvent accomplir de bonnes performances, et  de là, qu’elles peuvent se  développer elles-mêmes et développer le pays à travers le sport.

L’athlète Niyonsaba conçoit la Journée Internationale de la Femme comme une occasion de proposer des solutions et décider la stratégie de développer les différents secteurs d’activités dans lesquelles les femmes sont engagées.

Luciane Mpawenimana: “Les femmes ne s’estiment pas les unes les autres”

Licenciée en droit, Luciane est présidente d’une association « RAME » et créatrice d’emploi. Elle est à l’initiative de plusieurs projets de coopérative agricole. Madame Luciane pense qu’il est bon d’avoir une journée dédiée aux droits de la femme.  Mais elle déplore le fait que « les femmes ne s’estiment pas les unes les autres ». Bien plus, malgré la grande représentation de la femme dans la société burundaise,  la plupart d’entre elles n’ont pas été scolarisées.  La société burundaise  réserve à la femme un statut particulier qui l’empêche d’avoir suffisamment confiance en elle-même, ce qui représente au final un handicap pour la promotion des droits de la femme.

Médiatrice Barengayabo : « Gardons les filles à l’école »

Médiatrice Barengayabo, la directrice générale actuelle du Groupe de Presse Ikiriho a travaillé énormément afin de changer la façon dont le métier de journalisme est exercé au Burundi. Elle travaille dans le but de faire en sorte qu’Ikiriho devienne une organisation médiatique de premier plan qui réponde aux besoins de différents publics internationaux quant à l’usage du système numérique. Pour tenter d’avoir une influence dans la communauté locale et faire partie dans la célébration de la Journée Internationale de la femme, elle a lancé une campagne en ligne appelant les Burundais, les corps diplomatiques et les amis du Burundi à se joindre à elle et à ses collègues d’Ikiriho pour participer à la campagne «Keeping Girls in school (Gardons la fille à l’école)». Cette campagne vise à collecter des fonds pour acheter des serviettes hygiéniques réutilisables produites par Sacode.

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