Transports

Bujumbura : des feux de signalisation polémiques ?

Les feux tricolores dont l’opérationnalité est prévue dans six mois font objet d’une mésentente silencieuse entre la Police et l’Office des Routes (ODR).

©Ikiriho – Trou dans lequel on érigera un feu tricolore

Ce vendredi 24 mars, descente sur le terrain du ministre des Transports, des Travaux publics et de l’Équipement, Jean Bosco Ntunewenimana. L’enjeu est de taille. La presse est invitée. Il s’agit de visiter les carrefours où sont en train d’être installés les feux tricolores dans la capitale Bujumbura par la multinationale chinoise Sinohydro. La gestion et la sécurité de ces feux le préoccupe.
Alors que les socles d’érection de ces feux sont déjà posés, le Commandant de la police spéciale de roulage, Alfred Museremu propose que les feux soient placés un peu loin de la route pour éviter des accidents.

Mais pour le directeur général de l’ODR, Vincent Nibayubahe, le problème est plutôt de pouvoir contrôler ces feux tricolores: « Nous avons besoin d’abord de l’explication sur la manière de fonctionnement de ces feux tricolores pour pouvoir les contrôler ».

Face à ce semblant de mésentente, le ministre se contentera de dire que la police, la mairie et la REGIDESO vont travailler en synergie pour assurer la sécurité de ces feux de signalisation. Et de souligner le rôle de persuasion de la police, dans une ville qui ne compte plus les infrastructures publiques endommagées par les citadins sans suite: “Il y aura à chaque point d’installation des feux tricolores une position de la police pour les protéger. Nous avons d’ailleurs demandé à la police de la circulation routière d’ajouter les feux tricolores sur la fiche de déclaration”.
Par ailleurs, ajoute-t-il, “les feux tricolores qui seront cognés par les automobilistes, seront automatiquement remplacés par les compagnies d’assurance”.

Signalons qu’un peu avant la descente, le ministre avait rencontré la direction générale de l’ODR chargée de l’entretien et la réhabilitation des routes. Un message clair : « Nous ne tolérerons jamais les gens qui sont impliqués dans la malversation des trésors publics » a averti le ministre.

Le ministre Ntunzwenimana s’est montré révolté contre les cadres de son ministère impliqués dans la mauvaise gestion des moyens destinés à l’entretien et la réhabilitation des routes: «Nous demandons qu’il y ait un suivi surtout au niveau de l’attribution des marches publics car nous avons entendu qu’il y a des cadres qui sont malhonnêtes en ce qui concerne l’attribution de ces marchés».

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