Société

Des citadins désirent voir les taxi-motos circuler de nouveau en commune urbaine Mukaza

En vertu de la sécurité rétablie en mairie de Bujumbura, usagers de motos ainsi que les motos-taxis eux-mêmes commencent à réclamer la levée de la mesure interdisant la circulation de deux roues au quartier Mukaza et même au centre-ville.

16 février 2016. Administration et force de défense et de sécurité se réunissent. La situation est inquiétante. Ici et là des hommes sur motos lancent des grenades dans les foules. Une décision sera prise ce jour : plus de circulation de motos, pas seulement au centre-ville mais dans toute la commune de Mukaza. Précisément : les taxis-motards de la commune du nord de la capitale ne peuvent plus dépasser la rivière Ntahangwa. Ceux de la commune du sud du pays ne peuvent plus aller au-delà de la rivière Muha.

Une pilule difficile à avaler pour ces taxis-motards qui ne peuvent plus effectuer la longue course entre les deux bouts de la capitale. Cela affectera très sérieusement leurs recettes journalières. Coup dur aussi pour les usagers de motos, pas seulement dans la commune urbaine de Mukaza mais également dans tous les quartiers, la moto étant le moyen de locomotion peu cher et rapide. Rien à faire, sécurité oblige !

Prendre le mal en patience

Une année après l’entrée en vigueur de cette mesure, la sécurité est revenue dans la capitale. Mais pas de moto dans le quartier Mukaza. Des lamentations de gens réclamant la levée de la mesure commencent à se faire entendre. « Dans notre commune, la sécurité règne partout. Que les autorités laissent les motos-taxis reprendre leurs activités », réclame un habitant de Nyakabiga.

La police qui applique la mesure ne se prononce pas en de termes clairs sur l’opportunité ou non du maintien de la mesure. Son porte-parole, Pierre Nkurikiye se contente de rappeler que  la mesure a été prise par un comité mixte de sécurité : « C’est au comité qui a pris cette décision de juger si elle est à suspendre ou pas. La police n’est là que pour exécuter la décision prise ».

Côté administration, le maire de la ville de Bujumbura Freddy Mbonimpa trouve que c’est encore très tôt pour suspendre cette mesure. « Que la population et les motards attendent la décision qui sera prise au moment opportun par les autorités qui ont pris cette mesure».

Entre-temps, les motards restent optimistes que la mesure sera levée un de ces quatre matins : « Les négociations sont en cours entre les conducteurs des taxis motos et la mairie de Bujumbura. Nous espérons que très prochainement nous aurons une réponse favorable à notre demande » fait savoir Aboubakar Minani, président de l’Union des Motards-Taximen pour le Développement Communautaire au Burundi(UMOTADC). Même optimisme à l’’Association des Motards-Taximen du Burundi (AMOTABU). Son président Arthémon Ndayegamiye est confiant que les négociations en cours aboutiront à une réponse positive et demande la patience aux conducteurs des motos et aux habitats de Mukaza.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*