Sécurité au Burundi

Protection des biens de la Regideso: une affaire de tous selon l’Armée et la Police du Burundi

Armée et police convergent sur la nécessité d’une sensibilisation tous azimuts pour un changement des mentalités comme solution au phénomène de vol des câbles électriques de la Regideso.

Le porte-parole de la Force Nationale de Défense (FDN), le colonel Gaspard Baratuza constate que le vol des câbles électriques a pris une grande ampleur dans toute la ville de Bujumbura. Mais il ne semble pas avoir une solution miracle à ce problème. « Même si tel endroit est sécurisé par les forces de l’ordre, le vol se commet ailleurs », déplore-t-il.

A la question si les militaires ne pourraient pas être mis à contribution pour éradiquer ce vandalisme, le colonel se contente d’indiquer que les militaires sont jusqu’à présent seulement sollicités pour la sécurisation des lieux stratégiques de la Regideso. Une mise au point de sa part : «  La FDN serait sollicitée qu’elle ne disposerait d’effectifs pour sécuriser toutes lignes de la Regideso ». Plutôt, il demande à tout un chacun d’informer promptement les forces de sécurité en cas de flagrance de vol.

“Activer la quadrilogie”

Quant à Moïse Nkurunziza, porte-parole adjoint de la Police Nationale du Burundi (PNB), il reconnaît que  ce n’est pas pour la première fois que des câbles sont volés. Et de suggérer qu’il faut impérativement activer la quadrilogie « Population- Administration-Force de sécurité –Justice » pour prétendre venir à bout des saboteurs des biens de la Regideso et ceux des autres sociétés.

Une précision: selon lui, en amont, il faut la prévention. L’administration doit expliquer à la population que voler du matériel de la Regideso est un sabotage. A son tour, cette population doit s’engager à dénoncer les voleurs avant même la commission de leurs sales besognes. Le porte-parole adjoint de la PNB martèle : «  La population doit comprendre que les biens de la Regideso sont les siens  avant même d’être pour l’Etat ».

Selon toujours M. Nkurunziza, il faudrait en aval identifier les acheteurs des objets volés de la Regideso pour remonter la chaîne jusqu’au voleur. Comme son confrère de la FDN, il révèle que la police est sollicitée dans beaucoup de missions de protéger les infrastructures et qu’elle ne saurait placer un élément à chaque mètre, à chaque poteau de la Regideso.

Last but not least, la police se demande s’il n’y aurait-il pas complicité des agents de la Regideso dans les cas de vol des biens de cette société. Et de lancer un clin d’œil aux acheteurs de la ferraille destinée à l’exportation vers l’Ouganda de vérifier préalablement la nature des objets achetées .

2 Comments

  1. Busorongo

    Je ne suis pas tres d’accord avec ce porte parole de l’armee. Pour cause sur les sites de la regideso gardes par la FDN se remarquent de multiple cas de vol injustifiable:
    -commencons par Kamenge en face du quartier 6 Ngagara. Les lampadaires, leurs batteries et meme les cellules photovoltaiques suspendus six metres de hauteur ont ete subtilises en presence de la fdn qui y veille 24h/24.;
    -en face de GMI juste en bas du marche City Market ( Chez Sioni) aucune lampe car les lampadaires et tous les accessoires ont ete voles. Ici aussi est un lieu garde 24h/24 par l’arme;
    – Akamuna se lit sur la route qui conduit vers le palais presidentiel a partir de la nonciature. Aucune lampe n’y reste.

    Alors monsieur le porte parole expliquez nous comment nos militaires sont incapable de voir un objet ou une personne suspendu a six metres de hauteur meme la nuit.
    Comment se fait il qu’on vole juste a l’entree d’un camp militaire et personne n’y voit rien?
    On risque de se reveiller le matin sans president et personne ne saura ou il est passe; meme sa garde qui veille sur sont palais car elle n’est pas a mesure de remarquer une lampe qui s’eteint la nuit devant le palais presidentiel.

    Tout ceci pour appeler a la responsabilite de tout un chacun a commencer par les pillier du pouvoir (police, arme, gardiennage,…)

  2. Jean-Marie

    Excusez d’ avance le manque des accents…-> clavier en Anglais
    L’ investigation devrait aussi tourner son attention aux employes de la REGIDESO qui pourraient servir de complice sans oublier ceux qui achetent les biens voles.
    Il y a un allemand qui disait que certains Burundais se comportent comme des enfants a qui on donne un jouer et apres l’ avoir detruit ils se mettent a crier pour qu’ on leur en donne un autre?!?
    Ainsi donc, je crois que l’ education pour le respect du bien commun devrait s’ etendre a tous les echellons du Pays, des cadres aux eleves du primaire.

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