Économie locale, Société

48.000 ménages très pauvres auront des transferts monétaires pendant 30 mois, pour 20.000 Fbu mensuels

Un nouveau programme d’assistance sociale destiné à aider les ménages vulnérables va accorder des transferts monétaires à 48.000 ménages extrêmement pauvres des provinces Gitega, Karusi, Kirundo et Ruyigi, à partir du 4ème trimestre de cette année. Soit 20.000 Fbu chaque mois sur une période de 30 mois, selon le secrétaire exécutif permanent de la Commission nationale de protection sociale, Michel Nyabenda.

Les députés ont voté a l’unanimité ce don de la BM pour le projet “Mera nk’Abandi”

C’est grâce à un don de 40 millions de dollars américains offerts par la Banque Mondiale que le Burundi démarrera ce 12 avril 2017 le programme pilote de transfert monétaire dans 16 communes des quatre provinces choisies pour leur taux élevé d’extrême pauvreté et de malnutrition chronique.
Avec ce montant équivalent à 68 milliards de Fbu (au taux de 1.700 Fbu le dollar), ce projet pilote de transfert monétaire baptisé « Mera Nkabandi », ciblera les ménages ayant des enfants de moins de 12 ans dans cette phase pilote de trois ans. Il s’agit des communes Gitega, Itaba, Bugendana et Buraza en province Gitega; Bugenyuzi, Gihogazi, Mutumba et Nyabikere en province Karusi; Bugabira, Ntega, Kirundo et Busoni en province Kirundo ainsi que Butaganzwa 2, Butezi, Bweru et Gisuru en province Ruyigi.

M. Nyabenda a en outre indiqué à l’ABP le processus de ciblage des bénéficiaires du transfert monétaire se fait en deux volets. Un comité de ciblage communautaire composé par des associations nationales, des confessions religieuses, des ONGs internationales comme Caritas et Croix rouge, des animateurs de la santé et des leaders communautaires dresse une liste des ménages les plus pauvres.

Le projet pilote de transfert monétaire « Mera Nkabandi » fait une enquête technique pour vérifier si les ménages ciblés sont réellement vulnérables en fonction des moyens de subsistance et refait si c’est nécessaire la liste qu’il soumet de nouveau au comité de ciblage communautaire. La liste définitive ne sort qu’après sa validation par ce comité communautaire.

A l’exception de quelques ONGs qui avaient essayé ce système de façon limitée, il n’existait pas au Burundi un programme de transfert monétaire, alors qu’il se fait dans les autres pays pour limiter la vulnérabilité, a dit M. Nyabenda. Conçu pour diminuer la vulnérabilité des ménages et sans contrepartie, le transfert social ou l’aide sociale peut prendre plusieurs formes dont le transfert monétaire et le transfert en nature (vivres, cahiers, subvention de l’Etat, coupons).

M. Nyabenda a rappelé que le Burundi a une politique nationale de protection sociale dont le but est de protéger toute la population en termes de besoins sociaux de base. Ceci à travers trois sortes de programmes: l’aide des ménages vulnérables dans la mesure où la population vivant dans l’extrême pauvreté au Burundi est estimé à 200.000 ménages, le soutien aux Burundais qui peuvent contribuer à leur propre protection sociale à travers les assurances sociales, et la construction d’un système de protection sociale.

[Photo d’entrée de l’article: David Wicht – Burundi]

One Comment

  1. Jean-Marie

    Mieux que rien, j’ ose esperer que les solutions d’ auto-suffisances sont aussi envisagees a long term.

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