Sécurité au Burundi

A Bujumbura, la Regideso désemparée face aux vols de ses câbles électriques sur la voie publique

Le phénomène de vol de câbles et autres matériel de la Régie nationale de distribution de l’eau et de l’électricité (Regideso) a pris une ampleur très inquiétante ces derniers temps. Reportage d’Ikiriho

IKIRIHO – A Mutanga Nord, les poteaux de lampadaires gisent, sans fils …

RN5, route vers l’Aéroport International de Bujumbura. A une centaine de mètres  du rond-point dit Chanic, des fusibles à l’intérieur d’un poteau électrique métallique  ont  été volés.  Des saboteurs ont déterré les câbles enfouis sous terre. Bonis Iragaba, un technicien  du Réseau Electricité explique : « Les câbles aériens ont été posés  comme solution aux installations souterraines que des gens déterraient ».

Un peu plus loin, à l’endroit appelé Tip-Top, ce sont des fils qui pendent sur les poteaux, un câble assez long ayant été volé entre deux ou trois poteaux, soit une distance de 100 à 150 mètres. Dépité, le technicien se demande comment les voleurs parviennent à arracher des fils dans un endroit habité et où la circulation est intense même pendant  les heures avancées de la nuit. Un boutiquier balbutie : «  Les câbles  sont volés pendant la nuit quand les veilleurs sont à l’intérieur des parcelles. Dernièrement, la police a eu vent d’un vol de  câbles qui était en train de se commettre. Elle a fait vite d’intervenir et  les bandits se sont volatilisés dans la nature ».

Encore plus loin,  sur cette même route, au niveau de la localité de Kiyange, une cabine est un peu en retrait de la route, dans les herbes. Le transformateur  et les fusibles ont été volés. «Les saboteurs ne craignent même pas d’être électrocutés ! » s’indigne le technicien.  Et d’expliquer que le transformateur a été remplacé et la Regideso a pris la précaution de le fixer au sommet d’un poteau.

Boulevard du 28 Novembre  dans le noir

Un boulevard attrayant qui traverse les quartiers huppés de Kiriri, Mutanga et Gatoke et Rohero. Mais c’est la même scène de désolation et de révolte que sur la route vers l’aéroport.  Des saboteurs ont pris des morceaux de câbles qu’ils peuvent découper et emporter. Ici ou là, des câbles restent  pendants le long des poteaux. Le cas est alarmant entre l’hôtel New Parador jusqu’à l’entrée de l’Université du Burundi en passant par City Hill Hotel. « Les saboteurs commettent leurs forfaits  pendant la nuit.  Ce n’est que ce matin que nous avons constaté le vol de câbles de la Regideso.», indique un agent d’une société de gardiennage, gêné.

Le vol de câbles souterrains ou aériens  se  remarque aussi au centre-ville. C’est notamment  au niveau du Sénat et de ses alentours. «  Pourtant c’est un endroit stratégiques super gardé », se lamente un passant.

Toujours au centre-ville, à Rohero 2, jonction Avenue Muyinga  et Avenue Ngozi : fusibles volées dans une cabine électrique, câbles déterrés.  Au niveau du Monument du Soldat Inconnu, sur la RN7, près de la clôture du mess des officiers et de la Cour des Comptes, un transformateur a été volé dans une cabine de la Regideso.

Même scénarios de vol e câbles aux quartiers riches de Gasekebuye et de Kabondo. Incompréhensible! Ni vus ni connus, voleurs défoncent  même des clôtures des habitations pour déterrer câbles.

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