Économie locale

Démolition des kiosques en planches ou en roseaux à Bwiza: ça ne rigole pas avec “l’image de Bujumbura”

Les habitants de Bwiza sont en train de mettre en application la décision de l’administration communale visant la destruction des constructions en roseaux ou en planches dans toute la commune de Mukaza.

Des lamentations en zone Bwiza suite à la destruction des kiosques en roseaux ou en planches sont nombreuses depuis ce mardi 7 mars 2016. Un délai de deux semaines avait été donné pour enlever toutes les constructions en roseaux ou en planches par Désiré Bazimpaka, administrateur de la commune Mukaza.
Lequel délai n’a pas été respecté par pas mal d’habitants, qui croyaient que c’était un leurre: « Il nous est difficile jusqu’à maintenant de comprendre la décision de l’administrateur communal. Ce n’est que par crainte des sanctions de l’administration que nous sommes en train de détruire nos kiosques » se lamente un des habitants touchés par la décision.

Décision prise, selon les habitants, « sans considération du contexte économique actuel du pays. Elle décourage les Burundais à travailler alors que notre pays a actuellement un problème de chômage et de famine » précise Damien, locataire du kiosque démoli qui estime que la décision va aggraver la situation sécuritaire dans cette zone: « Tous ces jeunes que vous voyez ici vivaient des activités qu’ils exerçaient dans ces kiosques. Aussitôt qu’ils les chassent, ils vont adopter un comportement qui risque de nuire à la communauté toute entière: ivrognerie, prostitution, vol, stupéfiants… »

Selon les clients qui cherchaient les pièces de rechange dans cette zone, l’intérêt que l’administration communale a voulu sauvegarder est un intérêt inférieur à celui qu’elle a battu en brèche: « Il fallait voir si vraiment l’intérêt à sacrifier ne devrait pas par contre être protégé, car détruire ces kiosques c’est comme expulser l’agriculteur de son champ qui lui donne de quoi à manger ».

Rappelons que cette décision a été prise en vue de renforcer la sécurité des habitants de la commune Mukaza ainsi que pour des raisons de salubrité et d’esthétique. Prochain chantier: reguler le commerce ambulant au cœur de la capitale burundaise.

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