Économie locale, Transports

Hausse du prix du charbon en mairie de Bujumbura: dommage collatéral du Code de la route

L’application stricte du code de la circulation routière pour les transporteurs du charbon devient la cause principale de la hausse de prix du charbon en Mairie de Bujumbura.

Le prix du charbon vient de monter en mairie de Bujumbura. Le sac qui coûtait 18.000Fbu coûte aujourd’hui 23.000Fbu. « Les fournisseurs nous donnent le produit à coût cher, si cela continue ainsi, nous allons retourner au village » déplore un des vendeurs de Bwiza qui estime que les mesures prises à l’égard des transporteurs est un joug insupportable.
Selon les transporteurs, ils se heurtent à deux obstacles: la corruption de la police de roulage ainsi que le taux d’impôt qui n’est pas stable pour ce produit. « Que nous nous faisons un mauvais chargement ou pas, la police de roulage que nous rencontrons sur les différentes barrières exige le paiement d’une somme d’argent sans quittance. Arrivés à Musaga, l’OBR nous impose comme il veut » se lamente un transporteur.

De quoi mener à des solutions proposées par des vendeurs et des transporteurs du charbon incitant à la violation flagrante de la loi: « Nous demandons premièrement à la PSR de nous laisser la liberté dans le transport du charbon, puis à l’OBR de réduire l’impôt sur le charbon sinon la hausse est inévitable » réclame le transporteur qui indique que le camion ne peut aujourd’hui dépasser 150 sacs alors qu’il pouvait jadis, transporter 210 sacs.

“La loi, c’est la loi”

Selon le chef de la PSR, Innocent Alfred Museremu, ces prétextes ne vont pas empêcher la police de roulage à appliquer strictement les dispositions du code de la route: « La hausse de prix ne concerne pas la PSR, nous sommes déterminés à appliquer la loi » réplique le chef de la PSR aux propos des transporteurs. Et d’ajouter: « S’il y a des corruptions de la part des policiers, j’invite ces transporteurs à collaborer avec l’autorité de la PSR pour éradiquer cette mauvaise habitude. Mais je sais que c’est le mauvais chargement qui incite à la corruption».

Remarquons que dans un communiqué du 11 janvier 2017, le Commandant Museremu avait rappelé à ces transporteurs les dispositions du Code de la route régissant le chargement. En effet, tout chargement débordant ou pouvant déborder le contour extérieur du véhicule du fait des oscillations du transport doit être solidement amarré. Les chaînes, bâches et autres accessoires mobiles ou flottants doivent être fixés au véhicule de manière à ne sortir à aucun moment du contour extérieur du chargement et à ne pas traîner sur le sol.
Et enfin, la largeur du chargement d’un véhicule automobile ou remorqué, mesurée toutes saillies comprises dans une section transversale quelconque, ne doit nulle part dépasser 2,5 m. Voilà qui est dit.

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