Éducation

Les élèves mangent mal à l’ENE (école d’excellence), à l’ETS le Directeur préfère s’endetter

La hausse des prix sur les denrées alimentaires et l’insuffisance du budget que l’Etat octroie aux écoles à régime d’internat pour nourrir les élèves causent l’endettement de ces établissements. Cas de l’École technique secondaire (ETS) de Kamenge et l’École Normale d’État (ENE) de Ngagara. 

L’entrée de l’ETS

Tharcisse Bendantokira, Directeur de l’ENE  fait savoir que dans l’ensemble, les moyens que l’État donne aux écoles à régime d’internat viennent en retard et sont insuffisants. Et avec le début du deuxième trimestre de cette année scolaire, “la situation s’est empirée avec la famine qui sévit au Burundi et qui engendre la hausse des prix des produits alimentaires sur le marché”.
Conséquence: il a été obligé de diminuer la ration journalière des élèves. Alors qu’au premier trimestre, les élèves consommaient 90 kg de riz, 100 kg de haricot et 115 kg de farine de manioc par jour, cette quantité a diminué pour le deuxième trimestre, soit 86 kg de riz, 85 kg de haricot et 105 kg de farine de manioc.

En plus de cette diminution, les autorités de l’ENE ont supprimé le petit déjeuner pour les élèves du cycle supérieur. Seuls les élèves des classes de 7ème année de l’École d’excellence en bénéficient.
Par ailleurs, pour arriver à assurer la survie de l’école, les responsables de l’ENE ont dû contracter des dettes auprès des fournisseurs. Il espère que les récoltes seront bonnes pour que l’équilibre entre l’offre et la demande soit rétablie.

Quant au directeur de l’ETS Kamenge, la diminution de la quantité de ce que les élèves devraient consommer entraîne des conséquences graves du côté des élèves, incapables de bien suivre les cours. Et effectivement, les élèves indiquent qu’ils ne vaquent plus correctement aux activités quotidiennes du fait qu’ils ne parviennent pas à bien assouvir leur faim à cause de la diminution de la quantité qu’on leur donne.
Ainsi, Pierre Claver Niyonizigiye Directeur de l’ETS a opté pour prendre des dettes envers les fournisseurs plutôt que de diminuer la quantité de la ration des élèves.
Il demande à l’État d’augmenter le budget alloué aux écoles à régime d’internat. Les 800 FBu qu’on donne à chaque élève
par jour devraient passer à 2.300 FBu, propose ce directeur: “Les écoles n’auront plus à s’endetter.”

2 Comments

  1. Jean-Marie

    Quand la Nation fait fasse à des situations diffuciles telle que la famine, les mesures pour y remedier devraient être analysés en tenant compte de leur sustenabilité et leur efficacité et surtout en tirer les leçons. C’est pour cela à mon humble avis que les sacrifices nécessaires devraient être partagés du haut en bas et en s’assurant que certainsne se cachent derrière de telles crises pour s’enrichir (hausse exagérée des prix, commissions etc….ngo atagapfuye ntagakira).
    La même energie que les dirigeant depensent pour convaincre au peuple de voter pour eux devrait être utiliser pour amener les gens à s’entraider autant que faire se peut et surtout à penser à des solutions pour parier à de telles situations (stock, bonne gestion etc….)

  2. Ces mois ci ont toujours cette particularité car saison oblige

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